Bonjour à tous mes poulets !!! Aujourd’hui, article fun, article détente, article bousinouffe (aucune idée de ce que veut dire ce mot, mais il me plaît, #noJudgment) parlons de mon sujet de prédilection (la quête utopique de la parfaititude à tout prix) sous un angle ludique, qui m’a été inspiré par Star Trek. Parlons des Mary Sue. Mary Sue, cette femme parfaite que tout le monde déteste, à raison !

 

Oui, je sais, vous vous demandez qu’est que j’ai pris comme substance en intraveineuse… Mais attendez un peu que j’vous explique 😉

 

Qu’est-ce qu’une Mary Sue ?  

 

Mary Sue, Gary Stu, autant de surnoms donnés aux personnages parfaits dans les oeuvres de fiction

 

Une Mary Sue est un personnage fictif, beaucoup trop parfait pour être vrai.

Un personnage tellement héroïque, gentil, fort, futé, ou doué en absolument tout qu’il nous est impossible de lui attribuer un quelconque crédit.

C’est la bête noire de tous les auteurs ou créateurs de fiction, et bien souvent, une projection “idyllique” de ce que son propre créateur rêverait d’être. (ou si j’osais, de “tout ce qu’il n’est pas” !)

Ce concept a été démocratisé dans une fan fiction (fiction écrite par un fan) inspirée de Star Trek, avec le personnage appelé lieutenant Mary Sue, inventé à la base pour se moquer des personnages trop parfaits. Sauf que les vrais créateurs de Star Trek ont fini par pondre eux même leurs propres Mary Sue (Wesley Crusher dans Star Trek Nemesis !) et depuis, on en voit partout.

 

Ces Mary Sue existent en plusieurs versions, dont :

 

  • Mary Sue, personnage féminin.
  • Pour les personnages masculins, on dit Gary Stu. Quand c’est un méchant on appelle ça un Villain Sue.
  • Et même en version anti-héro dark : Angsty Sue.

 

Ce n’est pas encore très démocratisé en France comme concept, et encore réservé à une certaine élite de nerds (dont je fais partie !) mais ça ne saurait tarder.

 

Et selon moi, ce concept de Mary Sue est très représentatif de notre société actuelle.

 

Pour plusieurs choses.

 

Nous sommes dans une quête perpétuelle de “plus”. Peu importe ce qu’est ce “plus”.

On met la performance sur un piédestal, et on implore à la médiocrité de se cacher pour que nos yeux ne la voient pas.

 

“Cachez cette médiocrité que je ne saurais voir !” Bouuhhhhhh !

 

Du coup, les personnages de type Mary Sue deviennent des projections, ou Avatars de ce que nous aimerions, dans l’idéal être.



Un personnage doté de tous les talents, au répondant parfait, à la stature parfaite, au corps de rêve, au look nickel. Qui a toujours le mot qui va bien. Sait exactement quoi faire sans jamais paniquer dès que quelque chose arrive.

Un personnage aimé de tous et aimant tout le monde.

La personne à qui on demande conseil chaque fois. Le référent qui va bien.

Celui ou celle qui est admiré parce qu’il est toujours et constamment admirable dans le moindre de ses actes ou paroles.

 

Si ces personnages existaient dans la vie réelle, ils deviendraient des Dieux.

Ceux qui donnent l’illusion de s’en approcher sont tagués Saints, d’influenceurs (pour la version moderne) ou de Gourous. Ils se retrouvent rapidement avec une armée de suiveurs, ou followers ou whatever.

 

Jusqu’à ce qu’il fassent un truc qui ne soient pas dans l’idéal de leurs adeptes, et hop… Y’a plus personne, et sur le web, la réputation se défait en une microseconde.

 

ça ne tient pas la route. Jamais.

 

Pourtant, nous essayons de nous en rapprocher au plus possible.

 

Le développement personnel y contribue largement.


Poussant chacun à devenir la “meilleure version de soi même”, pour obtenir “une vie de rêve”, être “puissant”, “développer ses supers pouvoirs”, “être une meilleure mère/femme/mari/père/enfant/leader/employé/entrepreneur/nounou/prof/banquière/infirmière/blablabla”, “Apprendre de nouvelles capacités pour être plus mieux que le voisin !”, “apprenez à vous dépasser pour balayer l’ancienne version (pourrie !) de vous même, qui est tellement moins géniale que ce que j’ai l’intention de vous faire devenir !”

 

Etc. Etc.

 

Faut pas se leurrer. Nous, la génération dite des millenials, on a été abreuvés de ces personnages là, par la quantité astronomique de Walt Disney ou films de science fiction, ou d’Héroïc Fantasy.

 

Même si tous les personnages ne sont pas des Mary Sue, et qu’il est de l’intérêt des créateurs de ne surtout pas créer de personnages trop lisses car ces personnages en vérité énervent les spectateurs (ou lecteurs) fortement, il n’en reste pas moins que nous avons gardé dans l’idée de tendre vers la parfaititude telles des Mary Sue. Pensant que c’était la seule façon de faire, pour être aimé, ou admiré, ou se rassurer soi même sur sa propre capacité à exister, ou à simplement vivre.

 

Nos quêtes insatiables du pourquoi du comment de la création de la vie, de l’Univers, de l’espèce humaine et de l’humanité nous ont donné un goût amer, au fur et à mesure que nous n’y avons pas trouvé de réponses, donc nous les avons créées, ou inventées, et nos cerveaux, pour colmater ses brèches, a fait des raccourcis :

 

“Si j’existe, c’est pour évoluer, être meilleur”

 

Même si il est louable de vouloir se dépasser et s’améliorer, je ne vous dirai pas le contraire, il peut être dommageable de vouloir la perfection à outrance.

 

Car nous sommes, que nous le voulions ou non, humains. Jusqu’à la fin de nos jours.

 

Personne ne peut se targuer d’être Thor, Captain America, SuperMan ou Rey (Star Wars !) et on est souvent pour certains plus proches de Jar Jar Binks que de Barbie (# La Mary Sue suprême !!!)

 

Et tant mieux !!!

 

Vous le savez, j’aime le pas parfait, que j’appelle souvent l’imparfaititude, quand on est vulnérables, friables, qu’on avoue nos aspérités, etc etc.

 

Je vous l’ai dit plus haut, les personnages de type Mary Sue finissent par énerver. Parce qu’ils sont trop  lisses, trop parfaits, et donc pas crédibles.

 

Les Mary Sue deviennent vite la risée de tous et sont pointées du doigt. Inexorablement… Et souvent les scénaristes finissent par leur trouver des tares, un beau côté dark, pour ne pas perdre de l’audimat en cours de route. Luke SkyWalker est rapidement devenu le fils de Darth Vader.

 

SuperMan a sa kryptonite et il fout sur la gueule de Batman. (Anti héro dark par excellence !)

 

Pour être fan de tous ces héros, anti-héros et de tous ces films là, et de la littérature qui va avec, j’ai vite compris que les personnages qui marquent les esprits sont tous calqués sur la même trame.

 

Le même profil type. Qui, s’il prend des visages ou des histoires différentes, repose toujours sur le même fondement.

 

Le héro commence par être une Mary Sue, ou par essayer d’en devenir une, passe par des phases de doutes, des événements difficiles, qui vont forger sa détermination ou son caractère, le “rendre humain” et plus accessible.

Puis il se forme. Il apprend. Il exploite ses forces. Il va de découvertes en découvertes, et il finit par, malgré plusieurs difficultés et étapes, devenir le héro que l’on connaît. Avec une fin épique.

 

Le maître du genre qui a su maîtriser cet art à la perfection ? Tolkien. Mon maître absolu. Il a su réunir ce héro aux milles facettes dans tous les types de personnages, tous plus fascinants les uns que les autres.

 

Si vous voulez en savoir plus sur ce “héro” qui, contrairement aux Mary Sue, fait fureur pour des siècles et des siècles et marque les mémoires (tant dans les fictions que dans le storytelling utilisé par les adeptes du Copywriting !) je vous conseille vivement le bouquin (attention, c’est un pavé !) Le héro aux milles et un visages, de Joseph Campbell.

 

Vous le savez, j’écris jamais juste pour écrire ici, et si je vous parle aujourd’hui des Mary Sue, c’est que je vois beaucoup de personnes essayer d’être trop parfaites pour être vraies, et s’épuiser à la tâche, jusqu’à perdre complètement confiance en elles et en leurs atouts.

 

Comme le disait Einstein, “Tout le monde est un génie. Mais si on juge un poisson sur sa capacité à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide.”

 

Au lieu d’essayer d’être des Mary Sue, parfait(e)s en tous points, et si nous essayons d’améliorer nos forces, et ce qu’on aime ?

 

Paraître parfait à vos propres yeux ou aux yeux des autres ne vous rendra pas plus “aimables”. Voire même cela va générer l’effet contraire !

 

Les gens vont se lasser, comme on se lasse devant les personnages trop parfaits et qu’on finit par insulter sur internet, ou qui donnent des bouquins comme “La femme parfaite est une connasse” et vous allez en chier des caisses pour retrouver votre “humanité” aux yeux du monde.

 

#TrueStory !

 

Si vous êtes comme moi, et que vous “badez” des personnages badass, du style de Rick ou Carol dans The Walking Dead, alors vous pourrez facilement comprendre que vous les aimez pour une bonne et simple raison…

 

Ils ont essayé d’être des Mary Sue, ils ont foiré, et ont accepté leur vulnérabilité.
C’est ce qui les a rendus extrêmement attachants.

On les kiffe pour ce qu’ils sont. On les aime, on les adore, et on a envie de leur ressembler.

 

Même s’ils buttent des gens qui les ont grandement emm*rdés.

 

Ils sont des héros du quotidien, qui arrivent à être eux mêmes, qui savent qu’ils ne sont pas parfaits et loin de l’être mais qui font avec, et continuent de croire en leurs valeurs.

 

Pourquoi alors essayer d’être des Mary Sue alors qu’on peut être de véritables héros du quotidien ?

 

Aller, j’me casse, j’vais faire mon héro qui révolutionne le monde, et ça commence par sourire à la caissière du LiDL en bas de chez moi.

 

@ Bientôt quelque part mes poulets héroïques 😉

 

Ps : Toute ressemblance avec des personnes lisant/écrivant ce blog, ayant réellement existé serait totalement fortuite. Ou presque. Je m’auto flagelle dans ma conférence sur la vulnérabilité, pour la voir, clique ici !

 

Ps² : T’as remarqué à quel point chez Mickey ils salissent grandement leurs héroïnes dernièrement ? C’est fait exprès ! Ils ont compris que c’est à leur désavantage de mettre des princesses trop parfaites, du coup ils leur en font chier des paillettes par tous les pores, et ça les rend vulnérables, courageuses et imparfaites. Résultat de cette imparfaititude ? Les gamins en sont accrocs !!! Rappelle toi de ça quand tu auras envie que tes mioches soient parfaits 😉

 

Ps3 : Bridget Jones n’est pas une Mary Sue !

 

Ps4 : Si tu aimes mes articles, tu peux m’encourager en m’offrant un café tout chaud, en cliquant sur cette image :

 

Paie moi un kawa !


Alice Kara
Alice Kara

Coach déjantée spécialiste de la vulnérabilité et de l'imparfaititude, je t'aide à comprendre pourquoi c'est le bordel et quoi faire pour y remédier ! (Grâce à de la psycho, des neurosciences et une bonne dose d'humour !) Mes programmes de coaching sont à son image, provocants, délirants, percutants, et drôles.

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    2 replies to "Qui est Mary Sue ? La femme parfaite que tout le monde déteste !"

    • Biche *

      Mais bien sûr ! Bree van de Kamp !

      • Alice Kara

        Elle, ils l’ont carrément créé délibérément pour mieux l’écraser et se venger de toutes les autres Mary Sue du monde entier ! 😂

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