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Pression, auto-sabotage… 4 comportements nés du sentiment de ne pas être « assez »

Ah lala… Le fameux sentiment de ne pas être  » assez « … Quelle belle marde n’est-ce pas, Captains ?

ça nous fait souffrir à l’intérieur et ça finit toujours par se voir à l’extérieur.

Pour vous aider à vous en sortir, j’ai passé 2 jours à écrire cet article. (moi aussi je suis encore sujette parfois au sentiment de ne pas en faire assez, et du coup… C’est devenu l’un des articles les plus étoffés que vous pourrez trouver sur le web à ce sujet.
Ok, c’est ptet un peu long à lire, mais sachez que ça peut vraiment vous aider.
Bonne lecture à tous !

Je suis Captain Alice Kara, Psycoach, pour vous servir ! Sur ce blog, on parle de psycho, de dev' perso, de spiritualité, et on essaie de mieux comprendre tout le bordel qui nous entoure ! Et... J'vous raconte ma life, au cas où ça vous inspire pour les vôtres ;)
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Table des matières

Ah lala… Le fameux sentiment de ne pas être  » assez « … Quelle belle marde n’est-ce pas, Captains ?

C’est ancré en nous, depuis l’enfance, (Certains chercheurs disent même que ça se joue avant l’âge de… 2 mois… Wow !!!) et pour s’en décrotter… Ben…

Faut s’accrocher à son string.

ça nous fait souffrir à l’intérieur et ça finit toujours par se voir à l’extérieur. Y’a des signes qui ne trompent personne, et encore moins les éléphants. (Ouhhhh je suis en forme aujourd’hui ! ahaha !)

Pour vous aider à vous en sortir, j’ai passé 2 jours à écrire cet article. (Au départ, il devait être court, mais hey, moi aussi je suis encore sujette parfois au sentiment de ne pas en faire assez, et du coup… C’est devenu l’un des articles les plus étoffés que vous pourrez trouver sur le web à ce sujet.

Ok, c’est ptet un peu long à lire, mais sachez que ça peut vraiment vous aider.

Bonne lecture à tous !

Voici 4 comportements (à la c*n) qui accompagnent le sentiment de ne pas être « assez » :

1.    Se mettre la pression de devoir prouver quelque chose.

Qui dit « pas assez » dit qu’il y a « mieux ».

Si on a l’impression que ce que l’on fait de bien n’est jamais assez, alors on va entamer une quête incessante qui consiste à toujours chercher à mieux faire.

Comme le disait le philosophe dont plus personne ne se souvient : « Le mieux est l’ennemi du bien ». (C’est attribué à Montesquieu, à tort)

Dans mon livre, « #Menfoumentape, l’éloge de l’imparfaititude », je vous raconte l’histoire d’un artiste peintre bouffé par son perfectionnisme, qui a créé une croute immonde, à force de recouvrir son œuvre pour l’améliorer. A coups généreux de pinceaux bombés de peinture à l’huile, il a recouvert maintes fois son tableau sur la quasi-totalité de sa surface, sauf une toute petite partie. L’un des pieds de son personnage, qui, lui, était parfait. Loin de moi l’idée de spoiler, l’histoire étant bien mieux racontée dans mon bouquin, mais le tableau a fini dans un recoin de son atelier, « preuve » de la médiocrité qu’il estimait porter. Dans une caisse, sous un autre tas de tableaux.

De là à prétendre que l’expression « en faire des caisses » vient de là, il n’y a qu’un pas 😉

Le sentiment de ne pas être à la hauteur détruit des vies. Un de mes potes américain commence sa conférence avec une phrase choc : « L’endroit sur terre où on trouve le plus de talent, c’est le cimetière« . Il n’a pas tout à fait tort. Il n’existe pas de chiffres, mais les talents bouffés par le sentiment de ne pas être assez finissent, bien souvent, par ne jamais éclore.

Il y a une différence notoire entre vouloir chercher à s’améliorer, se prouver à soi-même qu’on peut évoluer, extirper de nous une forme de progression, challenger l’artiste en nous, qui sait qu’il peut atteindre l’excellence… Et le besoin dangereux de chercher l’approbation et l’admiration dans les yeux du reste du monde…

Reste du monde, qui, bien souvent, n’en a pas grand-chose à fout’. Ou en tout cas, a autre chose à fout’ que de passer son temps à nous encourager jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus besoin.

(ndlr : Les coachs peuvent avoir cette fonction, encourager, ça fait partie intégrante du job, donc il m’arrive de le faire en séance quand ça vaut le coup, en parallèle d’un travail de fond, pour que mes coachés trouvent le courage de continuer, mais je suis payée pour! (Et heureusement… Pas que pour ça ! lol)

Si vous demandez (ou exigez, car ça peut vite tourner à la tyrannie ce genre de trouble…) à vos amis de faire ça H24 pour vous, y’a de grandes chances qu’ils se lassent et vous envoient chi*r. Surtout qu’il y a des chances pour que, occupés à « réclamer » des encouragements, vous oubliez d’en prodiguer. (J’dis ça, j’dis rien, comme on dit, charité bien ordonnée, commence d’abord par soi-même… APPLIQUER !)

Chercher à prouver continuellement qu’on a du talent, qu’on a de la valeur, est un puit sans fond.

Le talent est subjectif. Prenons l’exemple de Céline Dion. Elle est considérée comme une déesse au Québec. Elle a rempli les plus grandes salles du monde. Ses capacités vocales sont indéniables. Pourtant, des gens la détestent. Ils n’ont même pas besoin de raisons, c’est juste comme ça. Elle les insupporte. Elle s’est fait relooker, « chirurgiqué », changé sa façon de parler, s’est infligé une discipline que peu auraient pu tenir sur le long terme… Et pourtant, elle a toujours des milliers de personnes qui ne l’aiment pas.

Notre cerveau est con. Il préfère donner plus d’importance à nos détracteurs, aux « haters » qu’aux marques d’affection et d’admiration qui jalonnent notre chemin.

Quand on a le sentiment de ne jamais être assez, ça prend des proportions qui dépassent l’entendement.

C’est une source infinie de souffrance émotionnelle. Alors même qu’on ne peut rien y changer. Rien de ce que nous ferons, de mieux, de plus, ou d’exponentiellement brillant, ne pourra faire changer d’avis des gens qui n’ont aucunement envie de nous apprécier.

Et… Heureusement !

Être aimé par tous est la meilleure façon de chopper le « bourrichon ».

Déjà que certains de nos dirigeants le choppent en étant détestés, imaginez les conséquences si une personne, peu importe qui, faisait l’unanimité ? 😉

Sur ceux que j’appelle « les bons Captains » (les gens qui ont bon cœur) et sont souvent les plus impactés par le sentiment de ne pas être assez, ça finit par : « Je ne mérite pas tout cet amour, ils se trompent, je suis une merde, ils vont s’en apercevoir, je dois impérativement masquer mes erreurs, et faire mieux, sinon je risque… La mort. »  

Car c’est bel et bien la peur de la mort qui se cache derrière ces couches de « Je dois faire mieux, pour éviter toute forme de critiques ou d’agressivité » on se protège avec le perfectionnisme, pour se prémunir des agressions. On se sent menacés avant même d’avoir créé quoi que ce soit.

Mais que l’on créé ou que l’on ne créé rien du tout, qu’on ait réalisé des chefs d’œuvre, ou des croutes immondes… On finit tous au même endroit, comme dirait mon pote Prince EA, au cimetière.

Qu’on finisse adoubé par nos pairs ou pas, c’est toujours le MEMENTO MORI qui gagne.

(MEMENTO MORI = Tous les êtres doivent mourir)

« Peut-être que si j’en fais assez, je vais atteindre l’immortalité ? »

« Les gens m’oublieront plus si je marque les mémoires… »

« Peut-être que si j’en fais plus, y’a des gens qui vont m’aimer ? »

SPOILER ALERT : NON. 😉

Pour ma part, c’est en atteignant les 2 millions de lecteurs sur mon ancien blog, et en recevant des centaines de messages d’amour et d’encouragements chaque jour, que j’ai compris que rien d’extérieur ne pouvait combler ce sentiment, à part moi-même. Tous ces messages étaient touchants, et m’ont fait du bien, mais ils n’ont pas corrigé le problème, qui trouvait sa source bien plus profondément ancrée en moi, dans l’enfance, et ça m’a pris 10 ans de dépression/thérapie pour mettre le doigt dessus 😉Si

S’il y a un truc en lequel je crois personnellement, c’est que, peu importe les traces que nous laissons, je préfère mourir avec l’espoir d’avoir essayé, qu’avec des regrets. Si ça peut vous rassurer et vous donner l’assurance que vous n’êtes pas tout seuls dans cette galère, sachez que moi-même, j’y travaille toujours 😉 j’ai réussi à rendre ça un peu plus fun que d’ordinaire, car c’est un travail de longue haleine, et il n’existe pas de claquement de doigts miraculeux qui ferait disparaître ces émotions lourdes à porter. Mais claquer des doigts en écoutant du Céline Dion, ça aide.

Et parfois, « essayer de faire un peu mieux les choses » ça donne des chefs d’œuvres et ça booste notre envie d’en faire d’autres.

L’être humain est paradoxal, sinon, ce serait moins drôle de l’étudier.

2.    Le Shrinking syndrom.

Shrinking signifie  » se rapetisser « , comme une tortue qui rentre la tête dans sa carapace, nous, les humains bouffés par le sentiment de ne pas être assez  » bien  » pour être aimés, nous rentrons la nuque le plus profond possible dans nos épaules, comme pour nous excuser d’exister.

C’est une forme de self sabotage. On sabote notre réussite, par peur de cette réussite.

Plus précisément, parce qu’on a peur de ce qu’il peut arriver en nous, si on réussit.

Les émotions inconfortables que nous imaginons aller de pair avec la réussite.

On se rapetisse pour éviter de ressentir l’émotion qui accompagne le sentiment de ne pas mériter quelque chose. Le sentiment de devoir jouer un rôle, de maintenir une façade, de faire  » comme si  » on méritait ce qui nous arrive, alors qu’à l’intérieur, on se sent comme une grosse me*de, qui a eu un coup de chance. On est persuadé d’avoir fraudé d’une certaine façon.

Comme on a le sentiment de ne pas être assez, on s’imagine que ce  » coup de chance  » ne peut arriver qu’une seule fois, et que donc, la réussite ne durera jamais. On se persuade qu’à un moment où à un autre, qu’on va se faire démasquer, et la honte qui peut accompagner ce  » démasquage  » peut nous sembler, par anticipation, insurmontable à porter.

Selon Brené Brown, chercheure en psychologie sociale, la honte est souvent confondue avec l’humiliation.

Ce sont deux concepts différents. L’humiliation, souvent publique, génère de la colère. On peut aussi  » se sentir tout petit « , mais c’est une réaction défensive, qui ne dure pas. Rapidement, on trouve appui sur les  » spectateurs  » qui peuvent témoigner de la  » non justesse  » de ce qu’il s’est passé sur le moment où l’humiliation a eu lieu. Ils nous défendent, ou nous apportent leur appui, pour nous aider à réaliser que ce qu’il s’est passé n’était pas mérité. On a tous vécu des moments comme ça à l’école.

La honte, elle, notamment pour les personnes qui souffrent de ne pas être assez, se vit en solitaire. On s’isole, on se met en retrait. Et donc, on ne reçoit pas le soutien nécessaire à traverser ce sentiment. Elle paralyse par anticipation, et si colère il y a, elle se retourne contre la victime, qui devient aussi son propre bourreau.  » T’aurais du mieux faire, tu mérites ce qu’il t’es arrivé, pour qui tu te prends ? « 

La confusion vient souvent du fait que dans les deux situations, on se sent exposé émotionnellement.

Et se sentir exposé émotionnellement rend vulnérable.

En situation d’humiliation, il nous est donné la possibilité de verbaliser ce que l’on ressent. Ce qui est moins évident en cas de honte ressentie. (Vous trouverez des explications plus complètes dans d’autres articles sur ces sujets).

Le sentiment de ne pas être assez est corrélé avec la croyance très ancrée que, personne, jamais, ne va nous aimer vraiment pour qui on est. On en vient à croire qu’on est obligé d’être quelqu’un de différent, de changer tout ce que nous qualifions de  » pas assez  » et de masquer (très profond) de nombreux aspects de nous, que l’on pense « pas aimables  » = Pas dignes d’être aimés.

(C’est souvent dû au fait que les personnes qui avaient la responsabilité de nous témoigner de l’amour lorsqu’on était enfants, ne l’ont pas fait en temps voulu, pour de multiples raisons (j’ai parlé de ça dans un autre article).

On se dit que si même les gens qui étaient supposés nous aimer sans conditions ne nous ont pas aimé, alors y’a quelque chose qui cloche chez nous.

Le réflexe de survie le plus fréquent, consiste à changer tout ce que l’on est. Jusqu’à, malheureusement, se perdre en chemin. (Et ça demande des années de thérapie pour retrouver l’identité qu’on a enfouie trop longtemps.)

3.    Le cycle dit de  » schadenfreude « .

C’est quand on se sent soulagé ou qu’on se réjouit lorsque quelqu’un rate quelque chose, ou ne réussisse pas, et que l’on se sent mieux avec soi. Ça nous rassure, nous donne une contenance.  » Si lui/elle/iel n’a pas réussi, alors je n’ai pas à culpabiliser de n’avoir pas réussi « . C’est le signe qu’à l’intérieur, on ne s’accepte pas, et que notre estime personnelle est au plus bas. Ça nous arrive à tous. Qu’on soit bien intentionnés, ou qu’on penche du côté obscur. Il n’y a pas plus humain que ça.

Lorsque la faille en nous est trop lourde à porter, ce sentiment nous pousse à enfiler une armure anti-vulnérabilité que j’appelle  » Le rabat-joie « .  

On peut même en arriver jusqu’à  » torpiller  » les espoirs de nos proches, qui ont des projets. On leur dit que c’est trop pour eux, qu’ils vont se planter. On essaie de les dissuader. On projette sur eux notre sentiment de ne pas être assez. Alors même qu’on les aime, qu’on a envie de les voir heureux, mais voir ce bonheur  » arriver à tout le monde  » sauf à nous, on sait à quel point ça fait mal, et, par anticipation, on torpille, car nous avons peur de nous retrouver sur le bas-côté, coincé avec l’émotion de  » ça arrive à tout le monde sauf à moi, car je ne mérite pas, je ne suis pas assez bien « .

Ce cycle de  » Schadenfreude  » c’est un peu un cycle sans fin.

Lorsqu’on est au fond de soi une bonne personne, (et ce, même si souvent on l’a oublié !) on culpabilise d’avoir de telles pensées, et ça alimente la honte en nous, et le sentiment qu’on ne mérite pas de réussir. Car la réussite, dans l’inconscient collectif, (la fameuse « méritocratie »…) n’arrive qu’aux  » bonnes personnes. (Mais fort heureusement, c’est, à l’heure où j’écris ces lignes en train de changer… Oui, la honte est en train de changer de camp, on se rend compte que la réussite n’est pas liée à la bienveillance, mais au contraire, à des capacités que les  » psychopathes  » notamment, ont plus de facilités à développer ! Cela fera l’objet d’un autre article ! 😉)

Plus la culpabilité est lourde à porter, plus on va modifier ce type de comportements. Si la culpabilité diminue au fur et à mesure de ce type de pensées, plus elles se tapent l’incruste, et elles deviennent un automatisme. L’armure du « rabat-joie » devient l’amure anti-vulnérabilité de « l’extrémiste ». « Je suis meilleur-e, les autres sont tous nazes ! ».

Exprimer ce que l’on ressent à la personne concernée permet d’enrayer le port de cette armure et de briser le cycle.

« Ta réussite réveille en moi mes échecs, je n’aime pas ressentir ça, je culpabilise, au lieu de m’inspirer de tes actions pour réussir à mon tour ». Trouver en soi le courage de demander de l’aide est une excellente façon de briser le cycle de schadenfreude, et permet de retrouver de l’élan. De faire en sorte qu’un souffle plus inspirant et motivant, nous propulse le vent nécessaire à nos voiles, pour voguer vers nos propres aventures de Captains 😉

(Pour étoffer ta culture G sur ce cycle shadenfreude, voici un article très sympa publié par National Geographic)

4.    Le besoin incessant d’approbation, et de validation.

Penser que l’on est « pas assez » signifie aussi que nous pensons ne pas être dignes, entre autre, de porter des responsabilités, et donc, de prendre des décisions.

C’est très raccourci, et il y a énormément de nuances à apporter, mais c’est une dérive fréquente qui accompagne le besoin de validation.

Chercher à être validé signifie qu’à l’intérieur de nous, nous ne nous sentons pas valides.

Donc pas légitimes. On reste au stade du bambin qui apporte un collier de pattes carbonaras à la fin du semestre. « Adulter » est plus difficile. On cherche la reconnaissance, bien souvent sans la trouver, car il peut nous manquer la capacité de reconnaitre certaines facettes de nous. On s’est auto-torpillé. Pour être bien avec soi, c’est mieux d’avoir toutes les facettes. Qu’on les aime ou non, c’est plus simple pour être objectif, de se sentir entier-e.

Ces facettes, nous avons masquées, cachées, enfouies, pensant qu’elles étaient un frein à « appartenir » au monde. Le hic, c’est qu’on a beau les avoir cachées, elles sont toujours là, criant et hurlant pour être reconnues et « vues ». Exactement comme nous. Chercher la reconnaissance, la validation ou l’approbation, c’est vouloir être « vu ». Vouloir exister.

Comme ces facettes qu’on a cachées, ou les émotions qu’on a refoulées, on veut simplement être vu. Si j’osais, je ferais une référence à Star Trek et au peuple des BORGS qui veulent « assimiler » tout le monde, pour ne faire qu’un.

C’est ce dont nous rêvons tous. Se sentir accueillis au sein d’un groupe, en harmonie.

En conférence, je prends pour exemple la série Friends. Aucun des personnages ne se ressemble, ils ont tous des tas de défauts, et pourtant, ils forment un groupe uni. La famille idéale, dysfonctionnellement harmonieuse !

Sauf qu’en masquant une part de qui nous sommes, ça ne peut pas arriver.

Lorsqu’on joue un « rôle » c’est le personnage qui reçoit la validation des autres, pas nous.

Le bénéfice est de zéro, parce que les compliments, les validations etc sont adressés à un « erzatz » de nous. Et ce personnage, en plus de prendre toute notre énergie pour exister, nous vole la vedette. Et, cerise on the gâteau, on bascule en logique de marde : « Si j’arrête de jouer ce rôle, les compliments et validations vont s’arrêter » et ça, pour nos systèmes nerveux dérégulés, c’est parfois pire que la mort. 🙁

J’utilise souvent cette punchline en coaching :

Dans nos relations amoureuses… On est cocus avec nous-même.

On s’oblige à maintenir une image de façade, jusqu’à devenir une Mary-Sue (cf l’article sur le concept des Marye-Sue) en tout point parfaite. L’extérieur semble se maintenir, mais à l’intérieur, c’est une tour de Babel en train de s’effondrer.

Les autres nous aiment, mais nous, dedans, on ne s’aime pas.

On ne peut pas aimer quelque chose qu’à moitié. L’être humain n’est pas fait comme ça.  Ces facettes cachées finissent par nous exploser en pleine gueule. Ça finit toujours par transparaitre et se voir à l’extérieur. Ça dégueule de trop plein, c’est ingérable (j’ai essayé ! lol) et ces facettes trop longtemps masquées finissent par se voir. Comme on a besoin d’exister, et d’en faire des caisses pour être reconnus et avoir le sentiment d’être appréciés, elles ont le même réflexe de survie.

La part sombre de nous-même, comme celle de l’humanité, existe, qu’on le veuille ou non, et peu importe les stratagèmes que nous trouverons pour la mettre de côté.

On appelle ça souvent le « shadow work ». Essayer de réconcilier les parts de nous, indépendamment du fait qu’elles soient du côté lumineux ou du côté obscur. J’avoue ne pas être méga fan de la façon dont c’est souvent pratiqué, car certains utilisent ce « shadow work » comme justifications de leurs comportements de merde.

Cependant, je sais, de par mes recherches et mes expériences personnelles, que les bons Captains, (dont y’a de grandes chances que vous faisiez partie vu que vous êtes encore en train de lire cet article à rallonge !), mettent de côté des facettes qui ne sont pas vraiment « mauvaises ». Majoritairement, on met de côtés des facettes qu’on a estampillé « too much » ou « pas assez » et elles sont plutôt neutres, contrairement à l’idée, erronée, que l’on s’en fait.  C’est ce que nous en faisons en finalité qui peut pencher d’un côté ou de l’autre, et l’introspection fait qu’on choisit majoritairement la « voie du milieu ».

Aka, celle de la sagesse comme dirait un certain Bouddha.

Ne pas se sentir entier, reviens à ne pas se sentir « fini », « abouti », comme un projet qu’on aurait pas le cœur de terminer.

Et souvent, ça nous donne l’impression de ne pas être adulte.  Le chantier semble trop complexe. Trop de boulot pour en arriver là. Et la majorité des humains préfère attendre sans rien changer que ça se passe. Ce boulot demande d’aller explorer sa vulnérabilité, de l’accueillir, dans l’espoir de la transformer en courage. C’est exigeant comme process. Pour l’avoir fait, je peux témoigner d’en avoir chié, et ça implique de beaucoup, beaucoup, beaucoup pleurer. Ces parts de nous, et les émotions qui les accompagnent, ont été tellement négligées, que les voir refaire surface perturbe énormément.

Oser se « voir », exister dans le miroir, comme de l’autre côté de ce miroir, ce n’est en rien confortable, mais c’est une excellente façon se sentir en paix.

On pense que les autres sont plus à même d’être adultes qu’on ne le sera jamais, ou en tout cas des êtres plus responsables, moins torturés, et qu’ils sont plus légitimes dans l’acte de commander. On se met « en dessous », et, par besoin de sécurité, on reste leurs subordonnés. On attend le feu vert, les ordres, les paroles rassurantes.

Du coup on laisse cette charge aux autres, afin de ne pas en porter la responsabilité.

On est trop peu sûrs de soi, trop dans l’insécurité, et on va aller chercher l’aval ou la permission d’autres personnes pour se rassurer. Ça créée de la codépendance. On cherche à tout prix à être aimé par d’autres personnes.

Or, les personnes qui donnent d’apparence un sentiment de confiance en eux, ne sont pas forcément les plus à même de commander. Je prendrais pour exemple l’effet Duning-Kruger. Les moins futés qui ne se remettent que trop rarement en question n’ont aucun problème avec l’idée de prendre les commandes. Et leur laisser le gouvernail par peur de faire des conneries (parce qu’on pense être moins doués qu’eux par manque de confiance) ça mène à des catastrophes. Y’a qu’à observer le monde en ce moment. De nombreux cons sont aux commandes. Pour prendre les commandes du monde, ils ont appuyé sur notre sentiment de ne pas être assez, et ils s’en sont donné à cœur joie.

Pour les leur reprendre, c’est costaud (mais ça se fait ! 😉 )

Sauf que… (Et ce point là, il m’a donné du fil à retordre dans ma vie perso, je vous l’avoue…)

Quand on file les pleins pouvoirs à d’autres, par peur, on devient des « proies faciles ».

On tombe sur des personnes qui ne savent pas combler ce vide en nous, parce qu’ils en sont incapables (Les personnes qui ont le sentiment de ne jamais être assez  » aimables  » sont des proies de choix pour les narcissiques) ou parce que le vide est trop grand à combler pour une seule personne. Ou… Parce qu’il y a chez eux aussi, souvent, un trou béant en eux.

Toute ma vie, j’ai essayé de refiler les commandes (de ma propre vie) à d’autres, par peur de faire des conneries.

Même quand j’étais à la tête de la production de ma propre émission sur Youtube, j’ai tenté d’instaurer une forme de démocratie participative, et chaque fois, je m’excusais de trancher à la fin. J’ai attendu que mes chroniqueuses soient au bout du rouleau pour virer les éléments qui perturbaient le fonctionnement de l’émission. C’est moi qui les ai recrutées. Certaines parce que j’étais fan de leur travail, d’autres par forte recommandation des autres. Pour me rassurer, j’ai carrément cherché la permission auprès des autres chroniqueuses.

J’ai attendu que les gens prennent conscience d’eux même du problème. J’ai attendu la validation de mes proches, du public, parce que j’ai fait ça à la va vite, et en mettant de côté mes ressentis. Au détriment de la qualité de l’émission. Même les stats en dégringolade ne m’ont pas, sur le coup, paru une validation suffisante. J’avais peur de passer pour la méchante, et je le suis devenue. Je serais aussi devenue la méchante si j’avais viré les filles avec qui ça n’allait plus tout de suite. C’est le principe du pansement, qu’on le retire d’un coup ou qu’on fasse doucement, le résultat est le même !

Mes parts sombres me sont remontées à la gueule, avec des pensées bien pourries. Je ne pouvais plus en saquer certaines, et j’ai attendu que les autres viennent m’en faire part pour agir, avec l’argument (de merde) « Les autres ont aussi jugé que c’était pour le bien commun ». C’était plus confortable de me dire que ça venait que « pas que de moi ». Vous voyez l’idée ? ça a fini en eau de boudin, c’était catastrophique, au point où depuis, je suis pétrifiée à l’idée de m’entourer. (Mais j’me soigne lol j’applique mes propres coachings avant de vous les refourguer, vous le savez !)

C’est ce que j’appelle l’effet ARAGORN. Le roi légitime du Gondor, dans le seigneur des anneaux, qui passe la majorité de sa vie à se cacher sous la capuche du personnage énigmatique de « Grand Pas » car il se refuse à porter sa couronne. Lui aussi souffrait du sentiment de ne pas être assez à la hauteur… !

Pour ma part, porter la couronne de la QUEEN DU MENFOUMENTAPE quand on n’arrive pas vraiment à senfousentaper de la validation des autres… ça n’a pas de sens. C’est pour ça que j’ai décidé de changer ça et de devenir meilleure. Au sens le plus noble du terme : Assez.

C’est un grand pas pour moi, que d’avoir enlevé le pas, de mon « pas assez ». (dsl pour vos neurones !)

Si j’écris de nouveau, c’est parce que j’ai réussi, après presque 10 ans, à réconcilier ces parts de moi, qui, les unes avec les autres, forment un ensemble harmonieux (bien que toujours parfaitement chelou et souvent dysfonctionnel lol) je commence à apprécier la joie sereine d’être capable de piloter, au volant de mon propre vaisseau. Pour le moment, j’le pilote seule, mais je ne suis plus contre l’idée de trouver un équipage aussi cool que celui de Luffy. 😉 et ça, c’est une sacrée avancée !

Devenir le Captain de sa propre life, le « Capitaine de son âme » c’est un privilège, qui va se chercher.

D’ailleurs, j’y retourne !

(Comme dirait Gandalf, « Tous ceux qui cherchent ne sont pas perdus !« )

Qui m’aime, me suive 😉

@ Bientôt quelque part, chers Captains,

Et Happy Captain Day !

Signature auteur Alice Kara Blog

Ps : Si vous avez besoin d’aide pour faire ce chemin vers le côté  » assez  » de la Force, vous pouvez faire appel à mes services en réservant un accompagnement  » The Captain Way « . 😉 C’est pas un cheminement confortable, mais je me porte garante de son efficacité.

Il est possible d’y arriver tout-e seul-e mais ça peut prendre des plombes et dans d’atroces souffrances (souvent inutiles, parce que la flagellation, par exemple, ne fonctionne pas !)

Et savoir que tu souffres, ça me fait profondément chi*r.  J’estime qu’on a déjà bien assez souffert pour le coup, pour s’en rajouter !

En faisant appel à moi, y’a plus de chances d’arriver à le faire en se marrant. Soyez rassurés, il n’est pas obligatoire pour aller mieux de danser sur du Céline Dion, en ce moment, j’utilise plutôt la BO des Gardiens de la Galaxie ! hihihi

offrir des croquettes aux chats
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