Pendant 7 ans, j’ai été la « Gmail des morts » je servais de pont entre eux et les vivants et j’ai utilisé un super pouvoir que j’avais depuis l’enfance : La médiumnité. Les morts m’ont tout partagé, jusqu’à leur dernier souffle, que j’ai senti dans ma chair, et ce, plus d’un millier de fois, ça laisse des traces, et une grande responsabilité. Oui, la médiumnité est un de mes traumatismes. Je vous raconte 🙂
Captains, bonjour ! Cet article, je l’ai écrit en octobre 2025.
Il m’a fallu quasiment 1 an pour trouver le courage de le publier.
Et aujourd’hui encore, je tremble au moment d’appuyer sur le bouton.
J’expose une partie de mon passé que je n’ai jamais racontée.
Par pudeur. Par peur que les regards changent sur moi.
Par peur d’être de nouveau poussée à utiliser ce fameux super-pouvoir que j’ai mis des années à refouler. Alors que tout le monde me l’a envié.
Si vous ne comprenez toujours pas après toutes ces années pourquoi j’ai mis un terme à mon activité de médium, alors cet article va vous intéresser. Oui, la médiumnité est un traumatisme et je pense que c’est la raison pour laquelle je souffre de douleurs chroniques aujourd’hui.
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture à tous !
Carnet de bord, Captain Alice Kara,
Planète terra, quelque part dans un trou dans le sol, entourée de chats, de poules et de ma Pitisouris apprivoisée.
Pendant 7 ans, j’ai été la « Gmail des morts » je servais de pont entre eux et les vivants et j’ai utilisé un super pouvoir que j’avais depuis l’enfance : La médiumnité. Les morts m’ont tout partagé, jusqu’à leur dernier souffle, que j’ai senti dans ma chair, et ce, plus d’un millier de fois, ça laisse des traces, et une grande responsabilité. Oui, la médiumnité est un de mes traumatismes. Je vous raconte 🙂
Je vais avoir 44 ans.
C’est 11 ans de plus que Jésus.
3 ans de plus que Coluche.
Et bien plus d’années que de nombreux Captains avant moi ont eu la chance de vivre.
Le nouveau truc sur lequel je travaille assidument depuis 6 ans.
(Oui, rien que ça)
Qui réunit la spiritualité, la psychologie, les mathématiques, la physique, et absolument tout ce qui nous entoure.
Je me suis donnée pour mission d’élucider la fameuse théorie du tout.
L’équation universelle, celle sur laquelle de nombreux autres Captains ont planché avant moi, et forte de leurs travaux et enseignements, j’espère arriver à la prouver de mon vivant.
Pas pour prouver que j’ai raison. Ça je m’en fous complètement.
Il nous reste encore tant à explorer. Tant à comprendre. Tant à vivre.
Et je vois dans ma théorie une chance pour tous de continuer.
Tout ce que j’ai fait jusqu’ici dans ma carrière de « ché pas quoi », a fonctionné plus ou moins.
Mais je n’ai pas passé le mur du son.
Je n’ai pas encore fait mon Kessel Run en moins de 12 parsecs. (ref à Star Wars !)
Le truc qui, une fois réalisé, fera que je pourrai mourir en paix, le sentiment de l’aventure bien accomplie.
Je ne sais pas encore ce que c’est. Ni comment ça va se réaliser.
Ce moment de grâce où tu te dis que c’est bon, t’as fait tout ce que t’as voulu faire de ta vie, tu peux te reposer. Ou… Tu peux mourir tranquille, sans rien d’inachevé. En paix, grosso modo.
Ce moment de grâce, je le connais.
La médiumnité, ce n’est pas ce qu’on croit.
Ce n’est pas ce qu’en font beaucoup de ceux qui essaient de se « positionner sur le marché ».
La médiumnité, c’est un sacerdoce.
Un abandon de soi. Ça ne marche pas autrement.
On s’oublie.
Au profit des messages qu’on reçoit et qu’on transmet.
Pendant 7 ans, j’ai été le « gmail des morts ».
Je passais des messages de morts… Vivants.
Pas des Zombies hein… Ils avaient (quasiment tous) toujours leur tête.
Une tête, certes, mais plus vraiment de corps pour la supporter. 😂
A part peut-être des corps astraux ou je ne sais pas trop quoi, qui pour moi, a toujours ressemblé à une sorte de brume…
Des astronautes avec des corps n’ayant plus rien d’organique, mais qui pourtant, se baladent dans tout l’Univers comme bon leur semble, et font ché pas trop quoi de leurs journées, et viennent de temps en temps se réchauffer le cœur, au coin du feu des vivants.
L’apparence et les facultés sont complètement différentes, et pourtant, on se ressemble.
Peu importe la gueule qu’on a, ou même celle qu’on fait.
Peu importe où on crèche, ce en quoi on croit, nos désirs ou nos difficultés…
Qu’on soit vivants ou crevés.
Qu’on ait tous du vécu ou presque rien…
Nous sommes tous humains.
Et notamment, le fait d’être un padawan à vie, une sorte d’apprenti Jedi qui reçoit les conseils et les enseignements d’êtres qui ont vécu plein de trucs. Des sages qui te refilent les bons tuyaux, et qui, au passage, t’enseignent la sagesse universelle du mieux qu’ils peuvent.
(Parfois certains Captains apprennent vite, mais faut leur répéter plusieurs fois, dixit Star Lord)
En sept ans, j’ai beaucoup appris.
Sur les humains.
Sur la vie.
Sur la mort.
Sur les traces qu’on laisse dans le monde.
Sur comment on peut écrire l’histoire de sa vie.
J’ai appris de tous ces humains qui sont passés de l’autre côté du voile de la vie telle que nous la connaissons nous, sur terre. De l’autre côté du miroir. De la voie 9 ¾. Peu importe la vision que l’on s’en fait. Ils ont tous vécu (au moins) une vie, et en ont récolté les fruits.
L’absolu.
Le multivers. (Oui, Genre Docteur Strange, Marvel, et tout le toutim !)
L’amour. Matière première du monde.
Qui lie les ingrédients les uns avec les autres.
Je l’ai vécu. Ressenti. Dans ma chair.
Le fameux « Eveil à tout ce qui Est ».
L’éveil qui vient avec l’idée improbable de ce que l’on s’en fait, et n’est finalement rien, tellement il est TOUT.
Tout ça, sans substance, mis à part du café au lait senseo, je l’ai raconté au gré des mes tribulations. Parce qu’il fallait que ça sorte de moi.
Que ça sorte.
Pour qu’au cas où quelqu’un se rende peut-être compte que tout cela n’était qu’un rêve. Une illusion, une élucubration. Parce que quitte à céder à la folie, autant y céder à fond.
Athée, et fervente adepte du « Je ne crois que ce que je vois », j’ai cru, dès petite, aux dinosaures, alors que je ne les avais même pas vus.
Là, je voyais vraiment, avec mes yeux, j’entendais avec mes oreilles, je pouvais toucher avec mes sens, alors malgré mon esprit très scientifique, j’me suis mise à envisager que tout était possible. Après tout, y’a bien des millions de gens qui croient tous les jours à des trucs qu’ils n’ont jamais vus… Autant expérimenter ça… Et faire un acte de foi.
J’y suis donc allée « all in ».
Alors j’ai follement écouté tout ce que ces fameux morts, venus par milliers, avaient à me communiquer. Et j’me suis mise à communiquer sur internet. Manière.
Sous un pseudo, genre Clark Kent, j’ai décidé d’écrire des articles de blog sur ce que je faisais.
J’ai raconté mon quotidien de « Jeanne d’Arc à peu près », en mode Carpe Diem.
A l’époque, internet n’en était qu’à ses balbutiements, et j’étais complètement inconsciente de ce que cela pouvait créer comme trucs à long terme. Y’avait pas « d’image » à maintenir, ou de rôle à jouer. Le paraître en ligne, la réputation, ou les métiers d’influence n’existaient même pas.
On devait être 4 ou 5 blogs à parler de spiritualité en français.
Y’a 2 millions de personnes qui sont venus lire mes conneries, en sept ans de bons et loyaux « services rendus à la nation des mortibus ».
Mais surtout, beaucoup d’inconscience. Quand on voit ce qu’internet est en train de devenir.
Quand toute notre famille pense qu’on ment, qu’on fait ça pour avoir de l’attention, ou qu’on est folle à lier.
Que nos potes s’éloignent, parce qu’on est un peu trop cheloue, ou qu’on passe plus de temps avec les morts qu’avec les vivants.
Car les morts, pour moi, ça a toujours été de très bons potes.
Ils m’ont encouragée. Soutenue.
Je n’avais même pas besoin de dire ou justifier quoi que ce soit.
Ils savaient. Ils avaient accès à l’intérieur de moi.
Et le plus merveilleux des cadeaux qu’ils m’ont fait, c’est de tout savoir et tout connaître de moi… Le bon, comme le mauvais. Et de m’aimer et m’apprécier.
Anyway.
Moi qui pensais que c’était réservé qu’aux autres d’être aimée… Je me suis enfin sentie « aimable ». Et ça m’a donné les ailes qu’il me manquait.
Mais ce n’était pas le seul cadeau.
J’ai passé tellement de bons moments, dans mon petit hlm à papoter avec eux tout le temps que le temps est devenu abstrait. Je vivais au rythme de la vie qui ne finit jamais.
J’aimais tellement ça, que je ne voulais même plus perdre de temps de vie à dormir. Je voulais vivre à 1000%. Du coup je ne dormais que quand j’étais complètement épuisée, une ou deux heures par ci par là. (ça, c’était pas une si bonne idée au final lol)
L’idée qu’il existe un après m’a d’abord rassurée.
C’était absolument génial comme concept.
On vit, on meurt, boum, on efface, ça repart autrement ailleurs, quelque part…
On est fait d’amour ? Trop canon !
La force (comme dans Star Wars) existe ? WOW !
J’ai baigné dans le côté lumineux de la force.
C’était fun.
Pour qu’un côté lumineux puisse exister, il faut… Un côté obscur.
Un côté obscur dans lequel j’ai du plonger, même à l’insu de mon plein gré.
Je me suis laissée absorber par les trous noirs de l’humanité.
Ils existent dans la vie, et même dans l’après.
La violence.
Les morts, (parce que c’est le plus important pour les vivants bien souvent) m’ont tout montré.
Il m’ont transmis des informations cruciales.
Je ne sais toujours pas pour qui ou pour quoi c’était si crucial, mais voici une ébauche de réponse :
« Est-ce qu’il a souffert ? Est-ce qu’il est parti en paix ? »
Que les morts se connectent à moi et me transmettent, le son, l’odeur, l’image, les émotions, les pensées, les douleurs éventuelles, les doutes, la vulnérabilité… Extrême. Tout le package qui va avec ce fameux moment où la vie s’éteint.
En 7 ans de bons et loyaux services, je n’ai pas compté. Mais je pense qu’au moins un millier de gens m’ont communiqué la façon dont ils sont morts. Et j’ai vécu ça dans ma chair, et dans mon cœur aussi, un millier de fois au moins.
Noyades. Chambres à gaz. Electrocutions. Accidents en tout genre. Assassinats. Maladies. Suicides. AVC. Saut en parachute. Balles. Flèches. Train. Bouffé par de gros poissons au fond de l’océan. Pendaisons. Anesthésies. Sacrifices (en héro ou comme victime, y’a les deux) étouffé dans son vomi. Overdose. Famine. Chagrin…
Jamais on ne retrouve les mêmes pensées, ni les mêmes émotions, ni même les genres des personnes présentes sur le moment, ni même les douleurs physiques. Sur les plus d’un millier y’en a pas une seule qui a ressemblé à l’autre. Quelques similitudes, des trucs récurrents parfois, des trucs un peu clichés, faciles à imaginer. D’autres complètement improbables.
Et bien, pour la personne qui est vraiment en train de le vivre, comme pour le medium qui reçoit les informations, c’est pour de vrai, et multiplié par mille.
Parler avec ceux que j’appelais affectueusement « les voisins du d’ssus », c’était un de mes supers pouvoirs.
Mais l’exercer, c’était accepter de vivre tout cela, et m’y abandonner, tous les jours.
Plusieurs fois par jour.
Les morts… Faisaient la queue. Comme à la sécu.
(Même quand j’étais sur les toilettes, OKLM.)
Pendant 7 très longues années, qui sont passées à la vitesse de la lumière…
Soldat, parce que j’écoutais les directives de ceux qui avaient un (genre de) rôle de guide.
Je les avais appelés par des surnoms. Je connaissais la vie de certains, et d’autres non.
Pour la plupart, comme eux le faisaient avec moi, j’avais accès à leur âme.
Une transparence totale.
C’étaient mes Captains. Je leur avais laissé les commandes, et j’écoutais.
J’avais accepté, quitte à être ou passer pour une folle, d’obéir à ce qu’ils me demandaient et de bosser pour eux.
« Fais un blog ! » J’ai fait un blog.
« Note ce message ! » Je notais le message.
« Dis ça ! »… Je disais « ça ».
Ce n’étaient jamais vraiment des ordres, des fois y’avait les formes, d’autres non.
Parfois, j’ai râlé sur la forme. Rarement sur le fond. Car le fond était bon.
Parfois, j’ai eu l’audace de refuser, et ils se démerdaient ché pas trop comment, mais je finissais toujours par faire. Soit parce que c’était la chose la plus juste, et qu’il n’y avait que moi qui pouvait le faire, soit parce que je reconnaissais par moi-même que ça avait du sens. (Après avoir réfléchis et tourné le truc dans tous les sens pour m’assurer qu’il n’y avait pas d’entourloupe. Lol)
(Je suis une people pleaser en rémission !)
Ils ne me faisaient pas faire tout et n’importe quoi, mais j’ai eu droit à quelques tests un peu alambiqués, et ça ne m’a pas trop aidé à leur faire confiance à 100%.
Un peu comme Buffy Summers (la tueuse de vampires) et ses observateurs.
Si vous connaissez la série, je parle du fameux épisode où ils lui tendent un piège le jour de son anniversaire, la laissant seule se démerder aux prises avec un vampire sociopathe dans le placard. 😂
Tout en lui disant que c’était « pour son bien »…
Parce qu’on ne sait plus trop à qui ont peut se fier.
Et j’ai eu raison de me méfier.
Car certains étaient doués dans l’art subtil de se faire passer pour de bons Captains…
Alors qu’ils n’en étaient pas.
Dans la « vraie vie », l’histoire, telle qu’on la connaît, vous avez des gens qui ont fait des choses horribles. Des « pires trucs ».
Maintenant, imaginez ces mêmes gens capables de faire des « pires trucs » en une seule vie, s’exercer et peaufiner leur art, ou passion pour faire ces « pires trucs » de manière répétées… Tout au long de milliers de vies…
Imaginez l’expérience qu’on emmagasine en une vie…
Ou même 1000 ans… D’entrainement à la cruauté.
La capacité à s’infiltrer. A se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas.
A trahir. A mentir. A dévorer de l’intérieur. A manipuler…
Des gens lambdas, au départ comme vous et moi, qui ont choisi le côté obscur, par attrait…
Et qui répètent les mêmes « pires trucs » pour l’éternité, et au-delà.
Des espèces de démons qui se font passer pour des anges.
Des gens affreux, qui sont capables d’enfiler n’importe quel masque pour mieux vous la fout’ à l’envers. Vous retourner le cerveau.
Qui continuent, tant que leur œuvre malveillante n’est pas achevée.
Alors…
Selon mes calculs à peu presque… ils sont 0,8%. J’ai fact checké avec une IA lol (En vrai, j’ai lu tout ce que j’ai trouvé sur le sujet, et les rares études des chercheurs qui ont été faites, en sachant qu’on ne maîtrise pas encore toutes les variables, vu qu’elles nous sont encore inconnues. Autant chercher une anguille… Dans une meule de foin, sous une roche au fin fond de l’Univers. M’enfin…)
0,8% donc… C’est à priori le pourcentage de psychopathes actuellement incarnés.
Mais tous les psychopathes ne sont pas des raclures de fond de l’humanité.
Donc c’est un encore plus petit pourcentage que ça.
Une portion de 0,8%.
Pour trouver l’équilibre… Y’a aussi des gens qui ne sont pas des raclures, mais qui en ont la capacité, et peuvent exercer « la liberté de l’être » envers et contre toutes les lois ou le bon sens. Mais ça, j’ai déjà traité le sujet, je vous invite à vous référer à mes conférences sur la psychologie de la nature humaine pour en apprendre plus.
La vie nous a pondu 1 personne comme ça, toutes les XXX autres personnes.
De quoi nous « occuper ».
Fort heureusement, dans la vraie vie, ils ont beaucoup moins d’expérience. Ou, comme la majorité d’entre nous, ils ne s’en souviennent plus. Ils n’ont d’expérience que cette vie-là.
Mais ils ne sont pas pour autant des « petits boss ». Bien qu’ils en aient l’air.
Des petits boss avec des positions de pouvoir souvent, du pognon, de l’influence.
Et comme ceux du d’ssus, ils sont toujours très habiles dans l’art du verbe.
Les dégâts qu’il a engendrés ont marqué l’humanité dans sa globalité.
Leur super pouvoir ? Ils savent prendre aisément le contrôle de la narration.
Ils te font passer des anges pour des démons, et eux prennent toujours le meilleur rôle.
Celui du sauveur.
Alors qu’ils sont le bourreau.
Le tout ? En prétendant être des victimes.
Ils n’en ont jamais assez.
Never enough.
L’inverse de ce qu’on disait au début.
Leur œuvre n’est jamais vraiment achevée, parce qu’en face, ils ont toujours trouvé plus fort qu’eux.
Des bons Captains qui ont stoppé leurs méfaits accomplis.
Plombés dans leur élan.
Ils cherchent la revanche. Ils sont pleins de ressentiment.
Et dès qu’une brèche s’ouvre… ils foncent dedans.
C’est à ce moment-là que j’ai dû apprendre, comme Harry Potter, à calfeutrer mon mental d’éventuelles attaques. J’ai appris à filtrer à l’entrée de ma boîte crânienne.
Poser des limites, c’est se rendre compte qu’on est assez. On n’a pas besoin de plus. Qu’on peut subvenir à nos propres besoins tout seul.
« On n’est jamais mieux servi que par soi-même. Foi de Captain ! »
That’s enough !
J’en ai assez, STOP ! “Laissez-moi seul ! »
Quand tu te respectes, tu finis rarement en burn out.
Y’avait toujours quelqu’un, quelque part, qui avait besoin de mon aide.
J’étais devenue une ressource inépuisable. Genre, Captain Marvel testostéronnée des chakras.
Mais malgré tout, mon corps a quand même souffert. Genre, Maître Yoda.
Mon corps porte les mémoires traumatiques de tout ce qui m’a été partagé. Et de tout ce que j’ai vécu moi, dans ma vie humaine. Dans ce corps qui ne m’est alloué que pour cette vie-ci.
Ce corps qui a une date de péremption.
Mon corps est un bout de viande.
Mais la viande seule, ne ressent rien. Il faut des nerfs, des muscles, des tuyaux et tout un tas de trucs pour tout faire fonctionner convenablement. Et un cerveau, accessoirement.
Mon corps était (et est toujours) le corps de quelqu’un qui a vécu mille combats.
A l’affut du moindre petit moment de répit. J’en avais gros. Et il était gros mon corps. J’avais tendance à stocker les informations… Dans la viande. Lol
Des milliards d’informations stockées partout. Beaucoup trop. Un méga trop plein, impossible à garder dans un seul et unique corps humain.
Dans mon corps, mais aussi dans mon cerveau.
Mon cerveau, c’était un vrai gruyère à trous.
A force de ressentir tout ce que d’autres ressentaient, j’ai perdu la perception de ce que je ressentais moi. J’me suis oubliée. J’étais juste une messagère. J’ai oublié qui j’étais. La follasse s’est perdu dans les méandres de son inconscient.
Du coup, dans l’espoir d’aller mieux, j’ai décidé de couper un peu les téléchargements de données, histoire de soulager tout mon petit monde. Mes cellules, mon mental… D’alléger ma bidoche. J’ai pris la décision de moins porter de trucs sur mes épaules aussi. J’ai fait une détox.
Et j’ai choisi par-moi-même toute seule, ce que je voulais qu’il y ait dedans.
J’ai coupé des ponts.
Dont, le pont avec les voisins du dessus.
Quitte à galérer, vu que je savais dans quoi je m’embarquais, ayant déjà été seule à galérer un paquet de fois… J’me sentais d’arriver à gérer. Et puis si je n’y arrivais pas, je pourrais toujours ré-ouvrir les vannes éventuellement.
J’avais surtout besoin de replonger dans ma vie d’humaine et d’y vivre des trucs que moi j’avais besoin de vivre, dans cette expérience-ci, parce que j’en ai qu’une comme celle-ci. Jamais je ne serais de nouveau « Alice Kara ».
Je voulais trouver l’amour, vivre des trucs trop cools, partir vivre au Canada, faire un mioche, voyager, écrire un bouquin best-seller, passer du temps avec mes potes, refaire le monde, regarder les étoiles en écoutant Manu Chao.
Je suis revenue à mes premières amours. L’étude de la nature humaine. J’ai lu. Cherché. Parcouru internet en long en large et en travers pour récolter la moindre petite pièce d’information qui pourrait me permettre d’aller mieux. De réparer mon corps humain en bordel, et petit à petit, j’ai aussi découvert sur le chemin tous les dégâts qu’a sans doute subi mon cerveau.
On ne s’habitue jamais à mourir continuellement. Encore moins quand c’est pas « soi » qui meurt. Quand tu en fais juste l’expérience au travers des ressentis d’une autre personne qui a vécu ça. Y’a tout un tas d’émotions qui nous sont partagées, mais y’a aussi les miennes, en tant que spectatrice de ça, et qui oscille entre l’évènement traumatique, et la compassion. L’impuissance. T’es juste spectateur. Tu ne peux rien faire. Les événements se sont de toute façon déjà passés et tu ne peux revenir en arrière. T’es juste une télévision sur laquelle sont envoyées des bribes de souvenirs. Parfois même inexacts. Les morts sont parfois comme nous. Ils ont la mémoire qui flanchent. Ils se refont complètement leur histoire consciemment ou inconsciemment, et leurs souvenirs à eux aussi, sont traumatiques.
Et en tant que médium, mon métier, car j’avais parfois des gens qui venaient me voir pour parler avec leurs morts… c’était d’arriver à reconstituer du mieux que je pouvais tout ce bordel. Gérant les morts, les vivants, et moi au milieu, humaine et spectatrice.
De nombreux Captains qui bossaient chez Google pour modérer internet des pires contenus ont fini en PLS. Être exposés à des contenus horribles continuellement leur a filé un syndrome post traumatique. Ben moi, pareil. Superposé à celui que j’avais déjà hérité de mon enfance. Plus, ceux de ma lignée. Je pense être un fameux goat, ou mouton noir qui se retrouve à devoir régler un paquet de cochonneries qui ont eu cours tout au long de sa lignée, par certains de ses ancêtres, à l’insu de son plein gré. Lol
Les traumas des parents, les secrets de famille, les non-dits, le fameux trangénérationnel, pas rationnel pour un sou, les fameuses cellules ché plus quoi qui se transmettent ché plus comment ché plus où, ché plus pourquoi. (Vous noterez que ma mémoire est aussi altérée. Lol) Je n’ose même pas y intégrer les éventuels trucs karmiques ou whatever… Si tant est que ça existe vraiment, je n’en sais rien. Tout ça transitait (et transite toujours, sinon c’est pas drôle !) par mon système nerveux et j’essaie tant bien que mal de réguler tout ça pour pouvoir vivre la vie que je veux, dans le corps que j’ai.
J’ai créé ma propre thérapie, The Captain Way.
Pour ça, fallait que je devienne thérapeute moi-même, pour moi-même.
Laisse tomber la neige, arriver chez un psy avec tout mon bordel j’ai essayé, mais je n’ai essuyé que des plâtres. Niveau santé mentale, le monde entier est à la ramasse !
Malgré moi, j’ai tellement plongé loin dans la connaissance, que je me suis auto-piégée. J’en sais plus, dans la majorité des cas, que la plupart des thérapeutes dont j’ai sollicité l’aide. Je me suis formée et j’ai lu tout ce qui existait sur le sujet, et ça m’a beaucoup aidé à comprendre, mais pas forcément à appliquer. Je suis capable d’enseigner, mais pas de trouver quelqu’un pour m’accompagner. La blague ! lol
D’autant plus que…
Et nous en sommes aux balbutiements. (CF mes autres articles sur le sujet)
Alors à défaut de trouver de l’aide, j’ai plongé le nez dans des bouquins.
J’ai étudié et cherché, frénétiquement, désespérément. Et les infos dans mon « cerveau » et dans mon « cœur » ont continué de se « télécharger » au fur et à mesure. Le savoir, je l’avais en moi, lire n’était qu’une preuve (dont j’avais cruellement besoin pour me rassurer) que tout cela avait du sens, et que j’étais sur la bonne voie. Que…
Je n’étais pas si folle que ça.
Sur le chemin, j’ai aussi appris que j’étais sur le spectre autistique, TDAH, HPI, et l’IRM de mon cerveau montre clairement que j’ai un cerveau neuro-atypique qui est et fonctionne complètement différemment de tous les autres cerveaux observés jusqu’ici.
Oui, j’ai réussi, avec un peu d’aide de spécialistes bel et bien vivants, à arriver à identifier quelques-uns des diagnostics qui peuvent expliquer comment je fonctionne, ou des trucs qui ont été « abimés » along the way et que je cherche toujours. Je chemine constamment.
Mon Captain WAY.
Qui me permettra, devant mon propre tunnel avec la lumière d’Aelendil au bout du chemin, (si elle existe vraiment et que je ne suis pas vraiment aussi barge que j’le pense…) de vivre sereinement une vie de repos bien mérité, avec le sentiment du devoir accompli. Comme les elfes, au Val’halla. Ou à peu près !
Car je pense comme le dit un philosophe que j’aime bien (ché plus son nom, cherchez nom de Zeus ! 😂) « La liberté, c’est l’intellection des nécessités ».
J’ai conscience que si j’veux pouvoir être libre, libérée, délivrée, et me la couler douce… Et par-dessus tout…
Je dois continuer ce chemin vers mon rêve.
Mon « ONEPIECE » à moi.
« J’vais devenir la Queen du menfoumentape ! Comme Captain Luffy ! » Voilà voilà !
Aller hop ! On y va ! En route pour l’aventure ! (On n’y résiste pas !)
En l’occurrence, mon chemin vers la paix (first !) intérieure, tant pour mon corps, que pour mon esprit.
Et ce, sans aucune autre aide que celles que j’avais à ma disposition SUR TERRE. Auprès de gens bien vivants, qui vivent la « même expérience que moi » à peu près, et en arrivent dans leur vie à eux, aux mêmes conclusions, ou à d’autres conclusions toutafé intéressantes qui vont me donner du fil à retordre. C’est aussi ça le game de la thérapie, remettre tout ce que l’on pense savoir en question et penser par-soi-même, en restant critique de soi, mais sans être trop dur. On est là pour vivre une expérience humaine, et le propre de l’humain, c’est de grandir.
Comme j’avais pas trop de thunes ayant arrêté mon activité précédente, et ayant énormément besoin de solitude (après avoir vécu toute une vie sous les critiques (bonnes comme mauvaises) de tout le monde, j’avais surtout envie de calmitude. D’un peu de Zen, soyons Zen. (Merci Zazie)
Et j’avais besoin de processer tout ça par moi-même. D’analyser. De réfléchir.
Et si j’étais barge pour de vrai ? Complètement barge ?
Et si tout ça n’était qu’un rêve ? Comme dans Alice au Pays des Merveilles ? Ou Matrix ? Ou whatever ?
Alors comme c’est avec des Si que l’on refait le monde il paraît, et que ce sont souvent ces « Et si… ? » qui amènent notre intuition… C’était décidé.
Je vais être mon propre Captain. Dans cette vie-ci. Que je l’ai choisie ou non, menfoumentape.
This is all there is.
Et tant qu’il y a de la vie, y’a de l’espoir.
Je suis un Captain, et je vais vivre ma vie comme bon me semble. En respectant les lois humaines et le vivant du mieux que je peux selon ce que j’ai sur le moment.
Les moyens du bord.
Genre… Comme un gardien de la galaxie.
JE SUIS ROCKET. JE SUIS GROOT. JE SUIS STAR LORD. JE SUIS GAMORA. JE SUIS NEBULA. JE SUIS DRAX. JE SUIS MANTIS. Et je suis tous les Captains qui arpentent le monde depuis l’infini et au-delà !
Et je vais vivre l’aventure de la vie, My Way ! (Merci Franck Sinatra)
M’enfin… Tout ça, c’était y’a longtemps. J’avais 30 ans.
Mon moment présent est totalement différent de tout ce que j’avais pu imaginer !
Et j’ai donc presque 44 ans.
Plein de choses sont arrivées. Des bonnes, des moins bonnes.
Mais tout s’est bien passé dans l’ensemble, et si vous voulez que je continue de tout vous raconter, je vous invite à vous abonner !
(Vous pouvez aller lire les autres articles ici ou sur Substack ! Mes écrits sont financés par ma communauté, qui est la best commu de toute la webosphère !)
Parce que je pense que c’est ces expériences là, qui, malgré toutes les formes de protection que j’ai employées, sont responsables de mes douleurs chroniques aujourd’hui. Je souffre d’une maladie qui s’appelle la fibromyalgie, et qui cause des souffrances souvent atroces. Parfois, elles me rappellent les souffrances qui m’ont été partagées par les morts. Et je ne peux m’arrêter de penser à tous ces jeunes qui sont attirés par la pratique de la médiumnité, et ne sont pas conscients des risques ni des traumastismess auxquels ils pourraient être exposés. Je ne suis pas un cas isolé. Malheureusement, les témoignages qui existent à ce sujet sont rares, masqués par l’engouement et le « marché » énorme et fructueux que ces pratiques représentent. Il y a aussi énormément de charlatans qui disent beaucoup de trucs mais n’ont aucune idée de quoi ils parlent ni des dégats qu’ils peuvent causer. Ils préfèrent le profit à tout prix.
J’ai préféré laisser derrière moi des millions de followers, mais ce n’est pas un choix facile.
Cependant, je ne regrette rien. Ma mission reste la même : La paix du string dans le monde.
Car la paix n’a pas de prix, hormis le prix de la liberté.
Liberté, qui est l’intellection des nécessités 😉
@ Bientôt quelque part, Captains !
Ps : J’ai baclé ma conclusion en mode #menfoumentape DSL !
Ce qu’il faut retenir de ce carnet de bord :
