(SPOIL : Cet article va parler à peu près de déterminisme, de force, de vulnérabilité, de fantômes, de psychologie, de mythologie et de rats, ou en tout cas, on va essayer LOL)
Carnet de bord, Captain Alice Kara, depuis son trou dans le sol…
(Date terrestre : Jeudi 15 octobre 2026)
(SPOIL : Cet article va parler à peu près de déterminisme, de force, de vulnérabilité, de fantômes, de psychologie, de mythologie et de rats, ou en tout cas, on va essayer LOL)

Certains d’entre vous, parmi les plus anciens notamment, savent que j’ai exercé en tant que médium pendant 7 ans, avant d’arrêter et de tenter ma chance autrement.
Un-e médium donc, c’est quelqu’un qui parle avec des gens morts. Des gens morts, encore un peu vivants quelque part, ché pas où. Ils vivent ailleurs, dans un truc impalpable et invisible, sauf pour certains qui ont la capacité d’entrevoir un peu plus du multivers que les autres. Dont je fais partie.
Je suis née comme ça. C’était pas un choix.
Pour moi, ce n’est pas un don du ciel, ou whatever.
C’est une capacité.
J’avais aucune idée de ce que je faisais, enfant, jusqu’à ce que quelqu’un m’explique que ça n’existait pas, et que je prenne conscience que je faisais un truc dont personne autour de moi n’était capable.
Pour moi, du plus loin que je me souvienne, je parlais à des gens, que je pouvais voir à peu près comme vous et moi, qui parlaient comme vous et moi…
Parfois je ne savais même pas qu’ils étaient morts tellement ils avaient l’air « réels ».
Parfois certains s’exprimaient directement dans ma tête, ou me partageaient des images ou des sensations, des sons, des émotions. Et tout ça en même temps. Comme si nous n’étions qu’une seule et même personne.
Je les appelais les voisins du d’ssus.
Diantre, que c’était drôle à certains moments !
Et mazette, que c’était dur émotionnellement.
J’ai déjà fait un article là-dessus en détail pour raconter toute l’histoire, et vous pouvez le lire là.
En résumé très résumé, pour que vous ayez un peu de contexte si d’aventure vous n’avez pas encore lu l’article qui en parle…
La plus fréquente question qui m’était posée par les proches qui venaient pour « prendre des nouvelles » de leurs proches décédés, c’était « Est-ce qu’iel a souffert ? »
Et pour me permettre de répondre du mieux possible à cette question, les « voisins du d’ssus » me partageaient le moment de leur mort.
Via des genres de « flashs ». Des bribes d’images, de sensations physiques, de mots, d’émotions, de pensées, de ressentis très personnels.
J’en ai vu des vies défiler…
Comme si j’y étais. A l’intérieur de leur corps. De leur tête. De leur âme.
Une fois, je me souviens d’une séance, où une dame d’un certain âge était venue, très sceptique.
Je lui avais été recommandée par un ami. Mais elle ne croyait pas beaucoup en ce que je faisais.
« Dites-moi comment il est mort, et je vous croirais ».
(Ce genre de trucs m’a toujours foutu une pression de malade. Je suis beaucoup moins détendue que lorsqu’on croit en moi, je suppose que c’est pour tout le monde pareil.)
« Je vois le fond de l’océan, une bouteille de plongée. J’étouffe. J’ai une montre, il est 12h18. Et je pense à ma mère, à ma meuf et à mon frère, ce petit con »
La tête de la dame en face… Était pétrifiée. Sidérée.
D’un coup, dans ses yeux, je suis passée d’une blondasse de 30 balais qui arnaque sans nul doute des gens, à Whoopi Goldberg, dans Ghost.
On a toutes les deux changé de couleur.
Moi, parce que j’étais en train de mourir d’étouffement à cause de la bouteille de plongée vide, essayant de m’accrocher et de me souvenir que j’étais sur mon fauteuil, dans mon HLM, sur terre, et elle, à cause des informations… Qui étaient vraies.
« Donc il a souffert ? »
« Oui, et non. Ça ne fait pas du bien de se noyer, mais dans sa tête, c’était plein d’amour. »
Et ce genre d’histoires… ça a été mon quotidien pendant 7 ans. Je faisais ça toute la journée.
J’ai répondu un sacré paquet de fois à cette question, ce qui veut dire que je suis « morte » avec des voisins du d’ssus… Un sacré paquet de fois.
Et j’ai donc partagé « avec eux » un sacré paquet de moments traumatiques.
Parce que oui. La mort, c’est la plupart du temps, un évènement traumatique. (Mais bon, ça, pas besoin d’être médium ni psy pour en arriver à cette conclusion. Dans l’idéal, c’est bien de pouvoir partir en paix avec soi-même mais ça arrive quand même rarement, en tout cas de ce que j’ai pu constater.)
Parfois y’a des douleurs physiques, cependant, les douleurs les pires sont celles qui se passent « dans la tête ». Les peurs, l’angoisse, les regrets, les non-dits qu’on se rend compte qu’on aurait du dire, mais que c’est trop tard…
Mais ce qui m’a été partagé le plus souvent, c’est les bribes de sagesse qui accompagnaient ces moments.
Certains sont morts connement. (Y’a des façons de mourir des fois, tu te dis que ça devrait pas exister, y’a aucun sens au machin, vraiment.)
D’autres, sont morts en héros. (Pas forcément au combat, comme dirait Yoda, « Personne par la guerre ne devient grand »)
D’autres, en victimes.
D’autres ne se sont rendu compte de rien.
D’autres sont morts avec un sentiment d’inachevé ou d’actes manqués.
D’autres avec une paix intérieure impossible à décrire.
Certains ont vu un après.
D’autres ont vu un encore.
D’autres ont vu le néant.
D’autres ont vu le temps défiler à la vitesse de la lumière, vers l’infini et au-delà.
D’autres m’ont partagé une lumière que même le soleil n’est pas capable d’atteindre, ni de refléter.
Et ces bribes de sagesse, je les ai gardées précieusement, et distillées dans mes écrits.
Du mieux que j’ai pu.
Sur mon vieux blog, comme sur celui-ci.
Certains de ces « voisins du dessus », sont devenus des potes.
Je passais ma vie à bosser, je n’avais pas beaucoup de vie sociale.
Et eux étaient très très (trop ?) présents.
Je vivais en décalé. La nuit, tout me paraissait plus calme et apaisé. J’écrivais mes articles de blog. Le reste du temps, je notais des messages des voisins du d’ssus, qui faisaient « la queue » devant mes toilettes, avec des numéros virtuels, comme s’ils avaient un colis à déposer à la poste. Et la journée, je recevais des inconnus qui venaient dans l’espoir de leur parler.
Cette période est floue dans ma tête. Je ne dormais qu’à peine quelques heures de ci de là, et y’a de grandes chances que tout ça ne se soit passé que dans ma tête.
Le manque de sommeil crée des déliriums. C’est prouvé. Et j’ai toujours été la première à douter continuellement et à vous mettre en garde sur ce que je suis (encore… arf) en train de vous raconter.
Mais à cause de certains détails comme celui que j’ai donné en exemple au-dessus, le doute persiste, des deux côtés. (Y’a des fois où j’me suis plantée en plus, et ça aussi j’vous l’ai raconté lol mais en terme de probabilités, ça penche plus vers le « ça j’ai pas pu l’inventer » donc je raconte, quitte à passer pour la barge de service. #menfoumentape)
J’étais entre la folie je suppose, et un je ne sais quoi de divin.
De la divine connerie. I suppose.
Mon blog avait beaucoup de succès. C’était les débuts des blogs, et on était pas nombreux à parler de ce sujet-là. C’était bien avant que ça devienne « cool » sur internet de se prétendre médium. Et moi, j’avais pris le parti d’en rigoler. Quitte à raconter des énormités, autant qu’elles fassent marrer les lecteurs… Et vous avez été nombreux à rire (et à pleurer, sorry for that)
A cette même époque, j’ai été contactée par la télé, et aussi par des entrepreneurs qui ont vu le potentiel « pognon » à se faire.
Mais aussi par des gars qui exerçaient depuis de nombreuses années. (Dont de sacrés arnaqueurs qui ont essayé de me faire disparaitre lol mais ça aussi j’ai déjà raconté)
J’ai refusé la plupart des propositions.
Chaque fois, j’avais le sentiment d’être utilisée en tant que ressource.
… Par quasiment tout le monde.
Sauf les « voisins du dessus ».
J’avais des « habitués », des genres de « guides » (morts donc), qui jouaient « les tampons » absorbants pour certaines émotions qui étaient lourdes à porter seule.
Et qui pour la plupart, n’étaient de toute façon pas les miennes. (Vu que c’étaient en majorité les leurs, cqfd lol)
Ça m’a rendue, en plus d’être (légèrement lol) traumatisée, alexitymique. (J’ai déjà raconté les traumas dans un autre article que j’ai déjà cité au-dessus… Vous suivez où bien ? lol)
J’arrivais à décrire les émotions des voisins du dessus, mais plus les miennes.
Au bout d’un moment, je ne savais plus qui ou quoi était à qui, et y’a eu un trop plein, qui m’a menée au burn out.
Et même si j’avais conscience dès le départ dans ce en quoi je m’embarquais, j’avais minimisé les conséquences de tout ça.
J’en ai voulu aux voisins du dessus. Pour eux aussi, j’étais une ressource. Consentante, jusqu’à ce que je ne le sois plus.
Ça m’a couté très cher. Entre autres… ça m’a couté un bout de ma personnalité.
La confiance en moi et de facto, ma confiance en « les autres ».
La plupart de ceux qui ont partagé ce moment de vie à mes côtés (ou dans mon imagination, ou whatever lol) étaient de véritables héros.
Raymond, par exemple, un immense québécois, me racontait quelques-unes de ses aventures. C’était le genre de gars qui venait en aide à tout le monde. Que les gens le méritent plus ou moins, ou pas. Il fonçait, sans réfléchir.
Il avait le pouvoir (dû à sa stature et son fort caractère) de faire une différence, et il en a pris la responsabilité.
J’ai suivi son exemple.
Il a juste oublié de me préciser que ce genre de pouvoir, qui vient avec beaucoup de responsabilités, vient aussi avec beaucoup de conséquences. AKA… Des dommages collatéraux.
Beaucoup de gens ont souffert, moi la première, tout au long de cette période, ou j’étais plus connectée au monde des morts, qu’au vivant.
J’ai fini rincée.
Vulnérable.
Raymond, au fil du temps, était plus un père pour moi qu’un guide à la fin. Je me suis attachée à lui. Un peu comme une moule à son rocher. Il était mon rock. Mais comme dans toute relation, l’attachement ne suffit pas et peut être destructeur.
J’ai compensé avec lui une relation que je n’avais pas eu la chance d’avoir avec mon propre père. Je l’ai un peu trop admiré. Il était « mon héros ».
On en était conscients tous les deux. Et il a fallu s’éloigner.
Comme des vases communicants, nous avions tous deux des traumas non résolus, et encore moins cicatrisés.
J’ai reporté sur lui des attentes, auxquelles il a été incapable de répondre. Ce n’était pas son rôle.
Son rôle à lui, c’était de me sauver. De faire en sorte, un jour, lorsque j’étais ado et au fond du gouffre, que je n’utilise pas la lame de rasoir que j’avais préparée pour mettre fin à mes jours.
Je ne saurais dire si c’était destiné, mais il était là, au même moment, au même endroit que moi, et il a vu une petite lumière brillerau fond d’une salle, et il s’est assuré qu’elle reste allumée.
Sur le moment, j’en avais pas conscience. C’était à un concert de Starmania, j’étais au fond de la salle, je ne voyais même pas la scène, assise sur un strapontin, en train de verser toutes les larmes de mon corps, car j’avais trouvé une échographie. Ma première amoureuse attendait un enfant, et il n’était pas de moi. (Obviously lol)
Et sur le moment, j’ai juste senti une chaleur m’envahir, m’enrober, comme un gros câlin qu’on ferait à son oreiller pour étouffer une douleur trop lourde à porter. Et la voix de Marie-Jeanne retentir, comme une lueur d’espoir qui s’infiltrait au fond de ma gorge et me donnait envie de chanter.
J’ai hurlé « Monopoliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis » comme jamais ce soir-là.
Sur le moment, j’avais oublié que petite, j’avais la capacité de tchapper avec des personnes décédées. Je voulais être comme tout le monde. (Ce n’est pas un spoil, que de vous révéler que je n’y suis jamais arrivée, même en essayant très très fort lol)
Raymond n’est revenu que plusieurs années après, quand il m’a sentie prête. J’avais la trentaine.
Et à un moment très similaire à la première fois.
J’étais en pleine rupture. Ça s’éternisait depuis des mois, et j’ai entendu une voix dans ma tête dire « Prends son téléphone et lit les messages ».
Cette voix allait à l’encontre de mes valeurs. Mais elle était tellement insistante que je n’ai pas pu résister. J’étais en mode automatique. Comme si quelqu’un d’autre que moi, ce soir-là, avait pris les commandes.
Et j’ai découvert, une nouvelle fois, que j’étais cocue, à l’insu de mon plein gré. LOL
(Oui l’humour m’aide à trouver la lumière dans les moments difficiles !)
Après ça, des cornes ont poussé sur ma tête, j’ai pété un câble et, avec l’aide de ma mère et de quelques copines, ainsi que 6 lexomils avalés en une seule prise, sans aucun effet… J’ai mis toutes les affaires de mon ex derrière la porte de mon appart et je lui ai envoyé un message :
« Si t’es pas là pour tout venir chercher à 16h, j’appelle les encombrants ».
Ça faisait 4 mois qu’elle vivait aux frais de la princesse. Ça m’a donné l’élan qu’il me fallait.
J’ai sorti tout son bordel seule. Devant les yeux estomaqués de ma mère et de mes copines à qui je n’ai même pas laissé l’opportunité de porter un seul carton. Ça m’a défoulée. (Vive le cortisol, (ou whatever lol) Je pense avec le recul, que la force que j’ai eu sur le moment, n’était pas la mienne. Mais là encore, j’en avais aucune idée.)
Raymond s’est repointé le soir de noël suivant, quelques semaines après. Il s’est présenté au pieds de mon lit. « Bonjour, moi c’est Raymond et je suis là pour t’aider ».
J’ai d’abord cru que c’était un cambrioleur. J’me suis calfeutrée sous ma couette, comme si ça allait me protéger. J’ai relevé les yeux, il était toujours là, toujours aux pieds de mon lit. Et c’est à ce moment là qu’on a commencé à papoter. (Quand t’en as plus rien à foutre de rien, t’es plus à « ça » près…)
Long story short…
J’ai beaucoup appris de lui, et il a beaucoup appris de moi je présume.
On a partagé 7 ans de fun, de joies et de chagrins face aux remous de la vie, et j’estime que malgré les épreuves, on a fait du bon boulot.
On s’est dit au revoir en mode « I will Always Love You » de Dolly Parton.
On savait l’un et l’autre que notre mission ensemble était achevée, et chacun a repris sa route.
Dans la foulée, j’ai rencontré une « princesse Leia à peu près », avec qui je me suis installée, et lui est retourné prendre soin de sa famille, qui avait toujours les pieds sur terre, comme il le pouvait.
On se fait encore quelques petits clins d’œil de temps en temps. Je pense à lui souvent, quand j’entend ses chansons préférées au détour de mes fidèles écouteurs. Qui me prémunissent un peu du bordel extérieur. (bulle d’autiste ?)
Je l’ai aimé d’amour, et, comme lui, je n’ai jamais réussi à « désaimer » quelqu’un.
Je crois que tous les héros sont plus ou moins pareils.
On aime ce qu’il y a de meilleur en chacun, et on ne peut s’empêcher d’aimer du moment qu’on sait qu’il reste toujours du bon à l’intérieur.
C’est sans doute pour ça que l’amour fait tant souffrir.
Et s’accompagne de l’impuissance qui va avec.
J’ai appris un truc essentiel grâce à lui, (en plus de savoir faire des infusions aux herbes cheloues qui soignent lol) c’est que peu importe où on va après la vie…
On garde toujours son humanité.
C’était un héros, mais il a fait un paquet d’erreurs.
Là-dessus aussi, je tiens de lui.
Ma « mission » d’héroïne qui a choisi de porter la responsabilité de rendre un peu le monde meilleur avant de le quitter… A causé des dommages collatéraux.
J’ai pas fait exploser une ville, comme les Avengers l’ont fait en Sokovie, m’enfin, j’ai fait de mauvais choix et j’ai du en assumer les conséquences.
Quand il est parti, j’me suis sentie un peu abandonnée, même si c’était une décision commune.
Livrée à moi-même, seule. Même si il m’avait certifié que tout irait bien (et que tant que c’est pas bien, c’est pas la fin, blablabla… Il a pompé ça à Gandalf… LOL) et que j’avais tout ce qu’il fallait pour me débrouiller pépouze sur terre. (Le cœur à la bonne place, à cœur vaillant, rien d’impossible, blablabla qu’il a surement pompé chez les Avengers ou whatever LOL)
J’étais quand même vener. (Reconnaissante et pleine de gratitude aussi hein, mais vener quand même lol)
Les autres héros (ou guides, anges, whatever…) qui étaient là aussi pendant ces 7 années de bons et loyaux services, j’les ais foutus à la porte. J’étais fatiguée.
Je voulais vivre des trucs d’humains, avec des gens bien vivants.
Et là, je l’ai bien sentie mon humanité ! ahaha
« Bad choices make good stories” comme on dit, et vous connaissez la plupart de mes mauvais choix, car j’ai quasiment tout raconté quelque part (lol). Et comme ce sont de bonnes histoires au final, je vais continuer à les raconter partout où y’en aura besoin. (ARF…)
Quand je vis un truc, j’le vis à fond.
J’y vais « all in » je ne sais pas faire autrement.
Mes émotions se voient sur ma gueule.
J’aurais été vraiment très naze comme infiltrée au milieu des nazis. Ahaha !
Je prend quand même le temps de processer le bordel et de le transformer en un truc qui, sur un malentendu, pourra éventuellement inspirer quelqu’un qui en a besoin, quelque part.
Et depuis que j’ai réglé pas mal de trucs en thérapie, ça ne s’est pas arrangé, c’est même pire.
Je chiale chaque fois que je vois un truc mignon, ou quand une émotion a besoin d’être libérée. Ça coute cher en Kleenex, à tel point que j’envisage une sponso avec eux. (Re lol)
Je pense que ça vient avec le package mi héroïne, mi artiste.
Dans les deux cas, l’issue (comme le chemin) est la même.
On transforme la vulnérabilité en force.
On tente d’en faire quelque chose de plus grand que soi, qu’on en profite ou pas. (Van Gogh, si tu me lis… Cheers !)
Mais, comme je vous le disais dans le titre de ce carnet de bord un peu WTF, on a toujours le choix.
Je sais que l’expert du déterminisme Robert Spaolsky dit l’inverse et le prouve dans son bouquin (que je vous recommande vivement), mais je ne peux m’empêcher de croire que, même si nos choix sont très largement orientés par un millier de facteurs qu’on ne maîtrise absolument pas, et que souvent, par manque de moyens, d’infos ou whatever, nos choix sont limités…
De notre histoire personnelle, comme de l’histoire de l’humanité.
Je ne suis personne pour vous dire de jouer aux héros.
J’ai testé, c’est dur à en crever.
Je galère tous les jours à m’évertuer à faire les choix qui me semblent les plus justes sur le moment avec ce que j’ai, et je fais plein d’erreurs.
Parfois j’ai des regrets, et quand c’est le cas, je m’évertue à les réparer, autant que faire se peut.
Parfois c’est possible, parfois non.
Et parfois j’ai pas de regrets. J’estime avoir donné le max, et tout tenté, appris ce que j’avais à en apprendre, et je remise ça dans la case #menfoumentape.
Si ça ressort à un moment donné, c’est qu’il y a encore une carte à jouer.
Des fois j’ai le courage de la jouer, des fois j’ai pas l’énergie.
Et c’est aussi à ce moment précis, qu’on a le choix de bien la jouer. Si tant est qu’elle soit bonne… La carte qu’on a en main…
Si c’est un plan foireux, j’le pose de côté, sans jouer aux héroïnes. (Enfin j’essaie, car j’en ai joué certaines et ça a bien bien foiré ! lol)
Si c’est un plan à peu près, d’au moins 12% comme ceux de Star Lord, alors j’y vais et ça passe ou ça casse.
The Captain Way… C’est un plan à (à peu près) 12%, dont les pourcentages augmentent de jour en jour.
Ma carte, c’est d’écrire. Et d’le tenter.
J’y vais ALL IN. Tant pis si ça foire ou si c’est le bordel.
C’est tout ce que j’ai.
Je me sens obligée d’le tenter. J’arrive pas à menfoumentaper.
Avec en boucle dans ma tête :
« Au cas où, sur un malentendu, ça peut marcher. »
Je vous ai dit plus haut, que je ne serais pas douée en infiltrée, du coup j’le fais au grand jour.
Et si d’aventure, quelqu’un, quelque part se retrouve inspiré par un truc que j’ai écrit, alors, j’aurais déjà gagné. Ne serait-ce qu’un petit pourcent de plus.
C’est la même chose que la méthode des petits pas que je fais faire à mes coachés.
« On met un pas devant l’autre, c’est la meilleure façon de marcher ».
« On avance ensemble, aller ».
« Le plus dur à faire, c’est le premier ».
(Parce qu’il rend vulnérable. Nos cerveaux paniquent quand on est pas certains de la destination finale lol)
Et vous savez quoi ?
A l’heure où j’écris ces mots, la gen Z l’a déjà fait ce premier pas.
C’est là que j’interviens avec mon bordel, et ma couronne de QUEEN du menfoumentape.
C’est mon rôle de les inspirer. Celui que j’ai choisi de tenir dans l’adversité, en tant que Captain Alice Kara, Queen du Menfoumentape.
Parce que j’ai espoir qu’ils continuent à marcher.
Parce que ce qu’il se passe en ce moment même dans le monde, j’ai essayé mille et une fois d’le remiser dans la case « menfoumentape » mais ça m’éclate continuellement à la gueule.
Alors, on va le tenter.
Je fais le choix.
Ce choix délibéré. Conscient.
Le choix de compter.
Sur vous. Parce que je sais que vous êtes nombreux parmi les Captains, à compter sur moi.
J’ai posté hier sur facebook pour déconner que je me présentais aux présidentielles de 2027.
Et vous m’avez répondu que vous voteriez pour moi sans hésiter.
A croire que vous êtes plus fous que moi ! lol c’te blague !
J’ai répondu dans les commentaires que Coluche aurait été bien meilleur, et l’une d’entre vous m’a répondu un truc toutafé vrai à peu près… « Ouais, bah… Coluche il est mort, reste plus que toi de dispo comme meilleure option, Captain».
Ça m’a touchée en plein cœur.
Ça ne veut pas dire que je vais me présenter. (Une présidente de la république qui parle aux morts… Même sur un malentendu, ça ne passera JAMAIS. Lol)
J’ai déjà une couronne très lourde et pleine de responsabilités à porter qui vont avec le titre de QUEEN DU MENFOUMENTAPE.
J’en connais un rayon sur les psychopathes, mais rien que les expressions qui se voient sur ma gueule feront qu’il est préférable que la mission soit portée par quelqu’un de plus habile que moi là-dessus.
J’ai eu le don d’énerver TOUS les psychopathes et autres pervers narcissiques et consors que j’ai rencontrés tout au long du chemin, morts, comme vivants…
Et ils n’aiment pas être démasqués.
(J’avoue, ça m’est tellement de fois retombé sur la gueule que j’ai peur maintenant… Vl’a la gueule de l’héroïne ! lol)
En revanche, je suis douée en pep talk…
Et en ça, j’peux filer un coup de main.
Je sais exactement quoi leur répondre « out of spite » pour BIEN les emmerder.
Un truc du style :
« Ouais je sais, t’estimes que t’as pas été considéré à ta juste valeur amendonné, et tu peux plus fourrer ton merdier n’importe où n’importe comment comme tu le voudrais, j’en suis désolée, mais quoi que tu fasses, tu neseras jamais TOUT PUISSANT, personne ne l’est. Vas falloir que tu te fasses à l’idée… Si possible derrière les barreaux. Et comme dirait le roi du rap, MC Solaar… Bouge de là, parce que… You’re on my WAY ! » (ça c’est la ptite touche « Captain » lol)
La justicière en moi en a gros sur la patate chaude.
Oui, la vulnérabilité, c’est dur, et c’est un choix compliqué parce qu’il y a une grande force dans cette vulnérabilité.
Ça ne veut pas dire que je vais la refourguer cette patate chaude, mais j’ai fait le choix, à l’instar de mon ancêtre, Moïse, de ne pas tuer. (J’ai encore du mal à pas butter les moustiques)
Et je ne contrôle pas encore assez mes émotions de Jedi pour pas balancer cette patate à la gueule du premier psychopathe qui passe.
J’ai fait un choix beaucoup trop prévisible pour me confronter à eux.
Ça me rend beaucoup trop prévisible pour gagner la guéguère (ou autres Hunger Games, ou The Handmaid’s Tale, whatever) qu’ils ont commencée.
Ce choix, délibéré, consiste en « ne pas casser le monde. ».
De le préserver, car comme dirait Star Lord… « Pourquoi je veux sauver la galaxie ? Parce que je fais partie des cons qui vivent dedans ! ».
Et même si je sais que y’a pas que cette galaxie qui nous est donnée… La terre, c’est le seul endroit où y’a de la coriandre, et du chocolat. (En tout cas pour le moment…)
Du coup, je sais que mon choix, même s’il est hyper difficile à respecter…
C’est le bon.
On y va au talent. (à peu près).
Et vous, Captains, quel est votre PLAN ?
Aller, je file, car ma Pitisouris handicapée a besoin de moi. (J’avais dit que je parlerais de rats amendonné dans ce carnet, pis… Bah j’ai oublié, désolée ! TDAH !)
Happy Captain Day !



Sophie Boissier says:
Allez un petit commentaire ici…
Comme toujours c’est un article très bien écrit et inspirant 🙏
J’adore te lire Alice !
Alice Kara says:
Oh merci infiniment Captain Sophie ! You rock giiiiirl !