Bonjour à tous mes poulets ! Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’inconfort, d’émotions, d’à quel point nos émotions peuvent nous rendre dociles, fragiles ou vulnérables. De l’inconfort de vivre, d’exister, et de comment cet inconfort est une arme bien trop souvent utilisée contre nous, et de comment s’en prémunir.

 

inconfort émotionnel, et être déconnecté de nos émotions, le fléau de l'humanité

On vit dans un monde où on se connecte à des milliers d’appareils électroniques, mais pourtant, nous n’avons jamais autant été déconnectés de nos émotions.

 

On voit passer tellement de pubs qui nous promettent monts et merveilles partout.

Chaque jour, on est exposés un milliard de fois au même message :

 

Tu as un problème. Voici comment le régler.

ou encore : Voici comment devenir une meilleure personne !

Ta vie est merdique. J’ai le secret de la réussite.

T’as une peau dégueulasse, achète cette crème extraordinaire !

 

Ces annonces vendent. Énormément.

 

Simplement parce que lorsque l’on se retrouve le nez dessus, l’émotion première qui nous monte au cerveau, c’est de la honte, ou de la culpabilité.

Qui sont sources inexorables de douleur.

 

Pour essayer d’en ressentir moins, on achète. La culpabilité part se réfugier ailleurs un instant, et on se sent soulagé.

La honte elle, est toujours présente, mais on reprend un peu d’espoir, avec dans l’idée que maintenant qu’on a acheté tel ou tel truc, on va améliorer ce que l’on est, et ça ira mieux.

 

Souvenez-vous de mon article là dessus.

La honte se greffe sur ce que l’on est, ou pense être.

La culpabilité elle, se greffe sur nos actes et donc, ce que l’on fait, ou ne fait pas.

 

Donc lorsqu’on achète un énième produit miracle, vu qu’on fait un “acte”, la culpabilité disparaît, un peu. Et comme ce truc va améliorer considérablement (ou pas) ce que l’on est, la honte s’amenuise elle aussi, l’espace d’un instant.

 

Jusqu’à ce que ça foire, et on en revient à une autre pub, etc etc.

 

Mais ce n’est pas le marketing le soucis de la société aujourd’hui.

Bien qu’il soit souvent utilisé par des personnes peu scrupuleuses ou mal intentionnées, le souci est plutôt psychologique.

 

Si, dans un monde intérieur idéal, nous n’avions aucun sentiment de honte qui nous monte au nez lorsque quelqu’un essaie de nous mettre le nez dans sa caca, je peux vous certifier que nombre de problèmes auxquels nous faisons face aujourd’hui se règleraient en deux temps trois mouvements.

 

Les problèmes écologiques déjà. Plus personne ne se sentirait con de ne pas avoir le dernier truc à la mode, ou la plus belle baraque du quartier, ou la bagnole qui “fait bien”.

Ce qui comblerait le rêve des groupies du zéro déchet. En partie tout du moins.

Le besoin de reconnaissance aussi, le syndrôme de l’imposteur, le besoin de contrôle.

 

On s’en foutrait d’avoir quelques mauvaises herbes dans le fond du jardin, vu que l’on n’aurait plus peur de ce que vont penser nos voisins. Idem pour nos bourrelets, nos fringues, les fringues que portent nos marmots pour aller à l’école.

 

Plus besoin d’être parfaits, ni de fourvoyer ce que l’on est, ou de se mettre une pression de malade, afin d’appartenir à un cercle, ou une communauté, pour se sentir exister, et plaire à des personnes à qui l’on a envie de plaire, juste parce que ça nous donne une contenance.

 

(On ferait donc moins de tentatives de “selfies” parfaits pour mettre en photos de profil. ahaha ! Si toi aussi il t’est arrivé d’en faire 30 avant d’en trouver un bon, tape dans tes mains !)

 

On ne courrait pas après les likes sur facebook pour se rassurer sur notre valeur, ou sur la valeur de notre travail.

 

Ni même sur le salaire, ou on ne chercherait pas non plus à “se mettre en couple” impérativement quitte à se mettre avec le ou la première venue, juste pour être sûr-e de ne pas passer à côté de la vie parfaite telle que représentée dans les téléfilms de noël sur M6.

 

Et je terminerais par une des améliorations qui va parler à beaucoup d’entre vous… Les manipulateurs n’auraient plus de prise, ou d’emprise, sur nous, car nous ne serions influencés que par des choses qui nous donneraient du pouvoir, au lieu de jouer sur le sentiment que nous sommes tout pourris en dedans, comme en dehors.

 

La liste des améliorations pourrait continuer indéfiniment.

 

Sur le moment, quand on regarde la télé ou quand on surfe sur le web, ou quand on se promène dans la rue, on ne se rend pas compte d’ô combien on absorbe, à petite doses régulières, toutes ces informations qui génèrent de la honte et de la culpabilité.

 

Comme ce sont de toutes petites “injections”, nos cerveaux s’y sont habitués au fil du temps.

 

Cela n’empêche pas la douleur, bien au contraire. Elle s’accumule, c’te sloperie !

 

Nos cerveaux emmagasinent ces informations, et pour y survivre, le moyen que le mental a trouvé, c’est de les refouler un tantinet.

 

Première pensée :

“Je suis une merde” (ou moche, ou débile, ou pas assez bien, pas légitime, personne ne m’aime, etc etc)

 

Réaction du cerveau : Aie. Bobo. Snif Snif.

Alors comme la douleur, ça fait bobo justement, pour éviter d’avoir trop bobo, le cerveau se met en mode de protection renforcée, “t’as des baskets, tu rentres pas dans ma boîte !” et il envoie des signaux de réassurance.

ça donne à peu près et en fonction du moment, les discours que pourraient tenir nos copines.

Et oui, parce que le mental nous veut du bien en vrai, même si il est souvent ultra maladroit, exactement comme nos potes, qui essaient du mieux qu’ils peuvent avec leurs propres fêlures, de colmater les nôtres !

 

Du coup, ça donne ça :

“Naaaan mais ça va en fait, je suis pas si pire, y’a pire que moi” “Je ne peux de toute façon rien y changer, donc autant m’y faire”. “J’ai déjà vécu ça, je m’en suis sortie !”. “Oui c’est pourri, mais hé, j’suis pas morte !”, “Si je ferme les yeux très fort, ça va disparaître !” (En passant, j’ai essayé de faire ça avec les vomis des chats, ça marche pas)

“ça ira mieux demain”.
“Tiens, un verre de pinard !” (#StimulusExterne !)

 

Le mental va obligatoirement chercher à sauver ses miches et à retourner dans sa zone de confort. Il va, par tous les moyens possibles, essayer de trouver du confort, et donc du réconfort dans le fameux “Mais non tout n’est pas si pourri que ça, ça va !”

 

Là où il se sent le plus en sécurité, loin des douleurs que provoquent la honte et la culpabilité.

 

Le mental se persuade que tout va bien.

 

C’est un mode de survie.

 

Sauf que parfois, à ce moment précis, il advient une sorte de point de bascule.

 

Qui s’opère de deux façons possibles.

 

La première, c’est la facile : On achète le truc, la solution miracle qui va nous permettre de, comme expliqué plus haut, virer la culpabilité.

On fait, on se donne les moyens de. Et vu qu’on fait, peu importe ce que l’on fait, et même si on ne fait qu’acheter, ça va mieux.

On achète ce p*tain de balai magique qui va nous donner l’impression qu’on va devenir les reines du ménage et colmater le sentiment d’être une ménagère de moins de 50 ans merdique. Même sans jamais utiliser cet enfoiré de balai magique. (Ou sans jamais faire le programme de coaching ou les exercices préconisés ! ahaha !)

 

On enlève un peu de la honte d’être une ménagère merdique, vu qu’on a un super balai extraordinaire. Les ménagères merdiques n’ont pas de balai magique. (En vrai si, on a toutes acheté ce genre de conneries, merci WISH ! Ou les vendeurs de foire ! Sandrine et moi en avons acheté un cet été, à Port Barcarès ! ahaha !)

 

La seconde, c’est qu’on trouve le courage de faire face à l’inconfort.

On accueille nos émotions pourries, et on les regarde en face.

 

C’est là qu’il se passe un truc intéressant.

 

C’est là que peut commencer le travail sur soi.

 

Quand il devient plus inconfortable de ne pas se bouger les miches, on n’a plus qu’une seule option finalement.

 

Se les bouger. Ses miches.

Lorsque se bouger les miches devient moins douloureux, que de rester assis sur son steak à essayer de se convaincre que tout va bien.

 

Quand le trop plein se fait sentir, que l’inconfort devient trop inconfortable, quand la douleur se pointe, on cherche le remède. Et ce remède, s’appelle le changement.

 

On change, on met en place, on passe à l’action.

 

On actionne la manivelle qui va générer du confort.

 

Exactement comme lorsque dans la nuit, on prend une position à la con, qui nous fait mal. On ne réfléchit pas trente ans, (à moins d’être coincé avec un chat entre chaque omoplate, cqfd) on bouge.

 

Parce qu’on serait bien con de rester dans une position qui ne nous va pas, qui est douloureuse, et qu’on sait pertinemment que si on reste dans cette position, on va douiller le lendemain, avoir un torticoli, ou pire encore.

 

Quasiment la totalité des personnes qui réservent des rendez-vous de coaching avec moi, ou qui viennent lire mes articles ou achètent mes programmes, sont dans un moment d’inconfort.

 

Ma solution de facilité, c’est d’appuyer sur le bouton qui fait mal, afin de recréer ce fameux moment où il devient inévitable de changer et où accepter le changement, (ce que je propose finalement !) devient acceptable.

 

Exactement comme les types qui vous vendent des crèmes anti-cellulite. Comme tout bon vendeur qui se respecte.

T’as un problème mon coco, ça te pourrit la vie, voici la solution.

 

Mais très honnêtement, je n’aime pas faire ça.

 

Et ça va peut-être être une goutte d’eau dans l’océan, mais j’me dis que si je vous aide à comprendre mieux les processus psychologiques qui s’opèrent en vous, et ce que vous pouvez observer afin d’aller mieux, alors vous n’aurez pas obligatoirement besoin de vous mettre dans des états pas possibles pour changer un truc dans vos vies.

 

Si on veut aller mieux, et que le monde aille mieux par la même occasion, la clef, c’est d’accueillir notre inconfort, nos souffrances, de les regarder en face, et de nous en servir pour rebondir.

 

On tombe, on se casse la migounette. On prend un petit moment pour intégrer l’inconfort et la douleur. Et on l’utilise pour se relever.

 

Pour remonter en selle, ou sur scène, malgré notre vulnérabilité apparente, on se remet debout.

 

Se servir de l’inconfort comme d’un socle, plutôt que d’une arme utilisée contre nous pour virer dans la facilité. Idem pour la honte, ou la culpabilité.

 

Bougez mes poulets.

 

Nous sommes humains, et beaux parce que l’on a cette chance inouïe de pouvoir aller puiser des ressources intérieures pour nous relever.

 

Trouver, en nous, le courage d’être vulnérable, et d’aller éclairer et inspirer, un peu plus loin que nous, d’autres personnes qui, elles aussi, cherchent un moyen de faire de même.

 

La réponse à l’inconfort mes chéris, c’est de l’utiliser comme une moyen de trouver la force en soi, de se relever et d’avancer.

En cédant à la facilité, ou en fermant les yeux sur vos émotions dites “négatives”, vous loupez les plus belles occasions que vous offre la vie, dans ses packagings mal emballés.

 

Même si les pubs nous vendent du rêve avec leurs packagings superbes, c’est que de l’emballage au final et à moins d’être un geek extrême et de collectionner les figurines encore emballées, on s’éclate tellement plus avec le truc qui se trouve dedans ! 😉

 

C’est en observant la vie à l’intérieur que l’on trouve la paix du dedans !

 

(Ouh mazette ! Punchline ! J’ai tout donné là je crois ! lol)

 

Voilà tout pour aujourd’hui !

La suite, je la réserve pour ma conférence, justement appelée “Le courage d’être vulnérable” et si vous voulez venir à ma rencontre (on va beaucoup se marrer !) ça se passe les 21, 22 et 23 septembre à Albi, dans ma ville !

Vous trouverez les infos là : www.missionreussir.com

 

@ Bientôt quelque part mes poulets 😉

 

Pour aller plus loin, quelques bouquins :

 

Ps : Faites tourner cet article, qui milite en vrai pour l’extinction des crèmes anti-cellulites et des balais magiques !

 

Ps² : Hier, une de mes clientes en coaching, qui lutte contre le syndrôme de l’imposteur, et tente de lancer son activité de wedding planner, m’expliquait qu’elle bataillait avec son mental, qui n’arrêtait pas de lui matraquer “T’as divorcé deux fois, t’es mal placée pour t’installer en tant qu’organisatrice de mariage !”

C’est un stratagème bien connu du mental, qui suit généralement derrière le “t’es pas assez bien” et qui consiste à penser “mais pour qui tu te prends !”.

Je n’ai eu qu’à lui retourner le bordel dans l’autre sens pour virer totalement son complexe de l’imposteur.

Je lui ai simplement rappelé, que certes, elle a deux divorces à son actif, mais cela signifie aussi qu’elle a l’expérience de deux mariages et que c’est justement ce que les gens viennent chercher. Tadoum Tchu !

J’pense que ça peut servir à quelques uns parmi vous, et si vous n’arrivez pas à retourner le bordel, prenez un rendez-vous avec moi, je serais ravie de vous aider à débroussailler tout ça.

 

Ps3 : Avant de retourner aux répèts de ma conférence du samedi 22 septembre, j’vais me faire un bon café !

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Merci !

Paie moi un kawa !


Alice Kara
Alice Kara

Coach déjantée spécialiste de la vulnérabilité et de l’imparfaititude aux méthodes farfelues et ultra efficaces, Alice Kara dénote dans le monde du développement personnel ! Ses techniques, elle les crée et les peaufine avec des outils qu’on ne voit nulle part ailleurs, ça surprend au départ, mais on s’y fait vite ! Ses programmes de coaching sont à son image, teintés de psychologie, provocants, délirants, percutants, et drôles.

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