Aujourd’hui mes petits poulets, parlons de paradoxe.
S’il y a bien un truc qui m’a interrogé toute ma vie, c’est ça. La paradoxalité de l’être humain, sous toutes ses formes. Sa dualité, sa complexité, son “Je veux, puis en fait non”, “J’aime ça, mais pas vraiment”, “Je suis quelqu’un de bien, mais je fais souffrir des gens”.
Sous toutes les formes que ce paradoxe peut prendre.
Voici quelques exemples :
Je pourrais même écrire un article pour chaque point que j’ai listé, et même donner des exemples précis de chaque situation que j’ai pu moi même observer dans mes accompagnements, mais aussi dans ma vie perso (et je suis certaine que vous aussi !) mais aussi que j’ai pu moi même observer… Chez moi !
Nous nous construisons même sur toutes les formes que peut prendre ce paradoxe.
Je vous ai parlé des croyances dans mon article précédent, et si vous ne l’avez pas lu, je vous invite fortement à filer le bouquiner pour avoir plus de pièces sur votre puzzle !
Le fait est que, nous croyons fermement que si nos vies ressemblent à un magazine Ikea, ou à une publicité, où tout est parfait, où y’a pas un pet’ qui dépasse et où tout le monde semble mignon, alors ce sera le signe que tout a “bien tourné” et que les ennuis ne nous arriveront pas.
On alimente cette croyance, en voulant à tout prix un décor parfait, et on essaie de l’améliorer, jusqu’à avoir ce sentiment de sécurité qui nous permettrait de dire “Ouf, c’est bon, je peux souffler”. Ou encore “Je suis enfin accomplie”. “Ma vie ressemble à un rêve, je suis satisfaite”.
Elle fait se côtoyer le soleil avec des orages, et ces deux choses permettent les arc en ciels.
Pour qu’un équilibre se crée, dans nos vies comme dans notre environnement, il est nécessaire que les choses qui semblent inversées, apprennent à vivre ensemble.
Que l’amour côtoie la peur.
Que le courage côtoie la vulnérabilité.
La nature nous le prouve à chaque seconde lorsque l’on prend le temps de l’observer.
Je vais vous raconter une petite histoire pour illustrer tout ce schmilblik.
(J’aime bien raconter des histoires, et j’me vois bien à 90 piges en raconter au coin du feu à mes petits neveux et nièces le soir de noël #VisMaVieDeRêveCommeDansUnePubDeCocaCola #FuckMeI’mMissSantaClauz)
Il y a quelques années, l’homme étant l’homme, les loups dans le parc de YellowStone aux états-unis se sont éteints.
Plus un seul loup à l’horizon, les animaux s’en sont aperçus, ils ont envoyé un texto à tous leurs potes, ont fait des selfies sur insta pour prévenir tous leurs petits congénères. Ils se sont tous mis à faire la méga teuf, se baladant où ils voulaient, bouffant tout le vert qu’ils trouvaient, (la légende ne dit pas si ils ont fumé aussi d’la beuh) sans avoir besoin de zieuter un coup toutes les deux milli-secondes pour vérifier si y’avait pas le grand méchant loup et sa troupe qui avaient envie de jouer des maracas avec leurs coucougnettes.
Sauf que, tout l’écosystème a commencé à péricliter.
La verdure a commencé à se raréfier, les maladies ont proliféré.
Les oiseaux se sont fait la malle, les arbres avaient plus de mal à pousser et ont eux aussi commencé à faire la gueule.
Autant vous dire mes chéris, que les mecs qui avaient le taf de s’occuper du parc avaient un peu les boulasses.
Ils enlèvent les loups, parce que les loups bouffent les bichons, et une fois que les loups sont plus là, les bichons foutent le dawa.
Du coup ni une ni deux, ils se sont décidés à remettre tout comme c’était, histoire de voir si ça fait comme dans les surbooms, où quand le chat n’est pas là, les souris dansent, et les ados versent dans un grand moment de débauche, leurs red bull dans la piscine. Tu réintroduis les parents, voire même les flics, pour enrayer le carnage.
Ils ont donc été chercher 14 loups pour les réimplanter dans le parc.
Comme par magie, l’écosystème a commencé à de nouveau reprendre vie.
Les loups sachant chasser, ont obligé les bambis à se déplacer plus souvent, et à aller grignoter l’herbe en divers endroits.
Les arbres ont pu de nouveau reprendre leur pousse “normale”. Ils étaient tellement contents qu’ils ont même pour certains pris jusqu’à 5 tailles de pantalon. (NDLR : Comme quoi, avec les bons nutriments, on est content !)
Le parc a totalement changé, en très peu de temps, et s’est ré-adapté, en reprenant vie.
Sur les exemples que j’ai listés plus haut, vous remarquerez que dans la majorité des cas, l’idée est surtout d’avoir ou d’obtenir, en évitant la souffrance, ou le rejet, ou la peine, ou les efforts.
Or, on ne peut pas obtenir, même en priant la déesse de Chakakan, (ou ce qu’on veut selon ses croyances, ou si l’on croit en la “pensée créatrice”) une vie sans emmerdes.
On ne peut pas vivre une vie où la souffrance n’existerait pas.
On ne peut pas vivre d’amour sans jamais avoir peur.
La vie est ainsi faite. Les prédateurs, qu’ils soient loups pour les forêts, ou requins dans les océans, ou enfoirés de merde chez les humains (suivez mon doigt, qui pointe vers certains politiciens dont on ne doit pas prononcer le nom), il est nécessaire, comme nous le montre chaque jour la nature, d’apprendre à co-exister.
Ensemble.
Les loups, en finalité, lorsqu’on les laisse faire, ne bouffent que les daims malades, blessés, ou vieux, cela régule la population, et donc permet la survivance d’autres espèces. Le sol, en santé, accueille tout un tas de micro organismes importants. Les arbres, lorsqu’ils sont grands et beaux, abritent les oiseaux qui viennent y chanter.
Encore faut t’il savoir prendre le temps d’observer, et de vivre.
Nous sommes souvent tellement concentrés sur l’idée même d’empêcher les choses de nous arriver, ou atterrés lorsque la moindre merdouille nous arrive, nous passons tellement de temps à ruminer que les choses ne sont pas telles quelles devraient être pour corroborer notre image parfaite de pub Ikea, que nous loupons l’essentiel de ce que la vie a à nous offrir.
Nous loupons l’équilibre. Et en ça, seul l’acceptance du paradoxe peut vous aider mes chéris.
S’il n’y a pas de méchants, y’a pas de héros.
Si y’a pas de peur, y’a pas d’amour.
La vulnérabilité est le chemin vers le succès. Et le succès est un travail sur soi. Le travail sur soi rend vulnérable.
Je vous laisse cogiter là dessus dans les commentaires de cet article ! 🙂
Vous pouvez me lister quelques uns des paradoxes que vous avez pu repérer en vous, ou chez d’autres, ou même dans la vie en général, afin de compléter ma liste !
Enfin, voici quelques bouquins pour aller plus loin :
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@ Bientôt quelque part mes ptits loups 😉
Oh j’oubliais !
J’ai mis les deux dans cet article. Je vous laisse trouver où et comment, et pourquoi !
Ps : J’aime les gens, mais faut l’avouer, souvent ils sont pète couille. Oui, j’ai dit ça et MENFOUMENTAPE. Je suis à la fois hyper sociable, mais je pourrais passer 3 semaines sans parler à personne. Paraxodal, vous avez dit paradoxal ? hihi !
Ps² : Si vous n’êtes pas abonné aux mails que j’envoie chaque semaine, vous loupez un truc ! Je me lâche vraiment ! Ici, en comparaison, c’est du pipi de chat. Vous pouvez le faire via les formulaires pop up chiants lorsque vous ouvrez ce site, ou sur les côtés. Je gâte énormément mes abonnés. Pour vous donner un ordre d’idée, rien que l’année dernière je leur ai offert à chacun plus de 500 euros de réduc sur mes offres et services. Je déconne pas !
Ps3 : Si vous aimez mes articles et que vous voulez participer à la vie de ce site, vous pouvez m’offrir un café en cliquant sur l’image ci dessous : Merci !

Révoltant: le foot attire plus de monde que les manifs says:
[…] La connerie humaine de “On aime la planète, mais on la nique quand même”. Je vous renvoie à mon article sur le paradoxe. Ce n’est même pas qu’on a 100 ans pour sauver la planète hein, c’est qu’il est urgent […]
Arriellette says:
Bah j’en sais rien, je cherche mais je trouve pas de paradoxe chez moi.
Genre j’me la pète… J’crois que j’maime bien. Faut s’aimer personne le fera mieux que nous j’pense.
Ah si ! Le coup du j’suis sociable et sauvage. Le truc que les gens comprennent mal, voire pas du tout, te trouvent zarbi. Moi ressentir ce que toi pas dire et moi parler à ton esprit et moi éponge, du coup moi préférer téléphone maison. Du coup j’me definis comme une spontex quoi, un côté qui gratte et irrite et un côté qui absorbe et qui nettoie.
Trop sensible et un peu trop empathe (ouais j’ai mis trop pq c’est bien chiant, des fois j’prefererais être une grosse enfoirée sans conscience, ou très débile) donc loin loin des émotions c’est bien reposant.
Je suis plutôt du genre à me bouger, action réaction. Sinon ça reviendrai à se plaindre sur son sort. C’est pas moi. Sauf vraiment si tout arrive en même temps et que je suis impuissante, qui y’a un trop plein, là stop. Mais bon du coup je gueule, enfin un peu moins qu’avant, (la télécommande ne vole plus, mais les gros mots si toujours, faut rien garder, dire putain merde ça me défoule), je plonge, et je repart. Souvent à moitié bancale, certes.
Mais depuis le temps avec l’âge et l’expérience, j’ai pris un peu plus de recul et de menfoumentapage, donc bon j’fais plus avec et je pense à ma santé d’abord.
Faut être bien avec soi-même pour s’ouvrir aux autres et accueillir toutes leurs émotions, avis, comportements. Toute l’énergie nécessaire pour leur remettre leur caca sous leur p’tit museau de pauvres victimes attentistes. Lol
Putain c’est chiant je raconte ma life et je déteste ça en fait. Bah tiens n’en voilà un autre beau paradoxe.
Bises Alice, merci pour tes précieux conseils de décoratrice d’intérieur du dedans.
Alice Kara says:
Encore un beau com’ drôle sympa et vrai, j’apprécie grandement ! Et je suis ravie que mes articles te fassent rechéflir sur ton dedans de l’inside ! 🙂
Yann Drd says:
Encore un article qui m enrichit!!!Merci pour le temps que vous passez à partager vos connaissances de notre Conscience.Je vous envoie 5 petits euros en espérant que d autres me suivront.Pour que vous récoltiez plus d argent,pour vivre simplement ou ,facilement! ;)///MERCI ALICE .
Alice Kara says:
Merci beaucoup Yann ! Ravie que mes articles te plaisent, et merci pour le don de kawa ! 🙂
Pourquoi le foot soulève les foules, alors que personne ne se révolte pour ce qui est important ? La réponse ! says:
[…] La connerie humaine de “On aime la planète, mais on la nique quand même”. Je vous renvoie à mon article sur le paradoxe. Ce n’est même pas qu’on a 100 ans pour sauver la planète hein, c’est qu’il est urgent […]
Biche * says:
Excellent article ! 🙂
Paradoxe récent : j’ai fait arracher des genêts très envahissants dans le jardin et je le regrette parce que sans eux, la pente où ils s’étaient installés est devenu moche et la terre n’est plus retenue lorsqu’il pleut ; et en plus les insectes butineurs ne peuvent plus venir là.
Et je m’enfonce encore plus dans le paradoxe avec la tonte de l’herbe… avec toutes les fleurs sauvages magnifiques qui fleurissaient là et que je ne vois donc plus et… les insectes butineurs qui ne peuvent plus venir…. Pourtant il faut bien se frayer un passage avant d’être envahie et engloutie par la nature qui a horreur du vide ! Pfff……
Suis-je un monstre ?…
Alice Kara says:
Perma, ou permettra pas ? (permaculture lol) faire avec la nature, ou la contrôler… C’est un choix, tu as fais un test, ça n’a pas été concluant, mais ce n’est pas véritablement un paradoxe en soi 😉 tu peux trouver d’autres végétaux qui vont faire le job sans gâcher ton besoin d’esthétique 🙂
FLORENCE says:
Ah, ben oui, comme beaucoup d’entre nous, je suis pétrie de contradictions (j’aimerais être aimée, et quand l’amour entre dans ma vie, au secours, je me sens envahie, et j’ai peur de perdre ma liberté….un exemple parmi d’autres…). Juste une p’tite question, concernant plutôt l’article sur les croyances: je me suis rendue à Paris pour écouter l’oracle d’un chaman de Mongolie, qu’Arnaud Riou avait invité. Il m’a dit qu’il y avait une dette karmique importante dans la lignée de mon père…est ce que cette dette existera si je choisis d’y croire, ou bien disparaîtra si je choisis de ne pas y croire? Est ce que finalement, c’est toujours moi qui crée ma réalité?
Merci Alice d’ouvrir nos esprits comme tu le fais.
Florence.
Alice Kara says:
Demande toi plutôt d’où vient cette croyance du moine qu’il existe une dette karmique 😉
Natacha says:
Être végétarien ou végétalien pour ne pas consentir à la souffrance animale mais acheter ses fringues chez H&M et ainsi consentir à l’exploitation humaine. Je me demande jusqu’à quel point on peut vivre son éthique personnelle tout en acceptant ce qui est dans le monde sans tomber dans la complaisance facile…. Je me demande aussi si c’est possible que notre propre équilibre soit en contradiction avec l’équilibre de la nature…là, ce serait un putain de paradoxe! Merci Alice pour tes articles qui font réfléchir =)
Alice Kara says:
You’re welcome 😉
Christel says:
Exactement ce qu’il me fallait, Alice you rock 😜. Arrêter de prier pour obtenir plus mais travailler sur ma capacité à accueillir, accompagner et vivre mes paradoxes. En te lisant je me dis en fait tout est dans la gratitude, la résilience, cette putai..n de capacité à faire avec ce qui est, changer ce que je peux et continuer d’avancer. J’ai peur ok, j’accepte et je fais preuve de courage, ce co**#%$ de prêtre sa réaction me tord les tripes et oui je préférerais que ce soit un fake cette vérité me fait mal mais rien ne m’empêche de l’accepter et d’agir en conséquence…
Je vais pas agrandir la liste des paradoxes que tu as dressé, elle me définit déjà suffisamment…
Merci pour cet article qui résonne fort en moi.
A bientôt quelque part Alice 😉
Alice Kara says:
Avec grand plaiz’!