Bonjour à tous mes poulets ! Aujourd’hui, je fais mon ptit come back ni vu ni connu je t’embrouille, en mode vulnérabilité sur ce blog, que j’ai dû laisser un peu de côté pour me concentrer pleinement sur un projet de ouf, qui me tenait vraiment à cœur ces derniers mois… J’ai reconnecté avec une part de moi, et décidé de remonter sur les planches, pour donner des conférences sur mon sujet de prédilection, la vulnérabilité !

Parce qu’on ne peut pas se prétendre coach en bordel intérieur, si on ne va pas plonger pleinement dans sa propre vulnérabilité. Et ce qui me rend vulnérable moi, alors que c’est ce que j’aime le plus au monde, c’est de monter sur scène.

Jusqu’à maintenant, je ne m’étais pas autorisée à y aller à fond, à vraiment faire ce que j’aime. Parce que j’ai longtemps entendu « un coach, ça doit être sérieux », « quand on est exposé publiquement, on a une responsabilité, faut montrer l’exemple »… Entre autres choses qui m’ont bien pété les *ouilles.

« Hannnn mais tu dis des gros mots ? C’est pas bien ! »

« Non mais tu vas oser faire cette blague-là ? Plus personne ne va t’acheter de produits ! Plus personne ne va vouloir être coaché par toi ! »

J’en passe, et des plus gratinées.

Pis… J’me suis souvenue que j’étais la QUEEN DU MENFOUMENTAPE !!!

Et que c’est jusqu’à maintenant, le seul truc qui m’a vraiment réussi… Faire exactement ce que je veux, ce dont j’ai envie, et m’en battre les steaks de ce qu’il se dit de moi, ou des conseils à la mord moi le nœud qu’on me donne.

Chaque fois que j’ai essayé de me brider, ou que d’autres ont essayé de le faire pour moi, ça a été catastrophique.

Chaque fois que j’ai essayé de lisser ma personnalité ou ce que je suis, j’ai fini en burn out.

C’était pas folichon, c’était pas beau, et j’ai plongé le nez dans la honte, j’ai remis en question ce que j’étais et ça m’a donné un paquet d’idées noires.

Alors à un moment donné, j’ai poussé un grand cri du cœur, envoyé chier ceux qui voulaient faire de moi ce que je ne suis pas, et j’ai remis les choses à leur juste place.

Qu’est-ce que moi, je veux faire vraiment ?

Qui je suis ? Qu’est ce que je refuse catégoriquement de changer pour plaire aux autres ?

A qui j’ai des comptes à rendre, si ce n’est à moi-même ?

Le regard des autres est-il si important que ça ?

Qui a le droit ou non de me juger ?

Qu’est-ce qui m’éclate, me donne envie de me lever le matin, et qui peut changer le monde ?

Bien évidemment, y’a le coaching. Partager des moments d’intimité avec les personnes que j’accompagne est un réel bonheur pour moi. Assister à leur transformation, à ce moment si particulier qui provoque des prises de conscience, et transforme des vies… C’est d’la cam pour moi. Je suis accroc à ça.

J’le fais depuis des années, et je continue.

Mais j’ai décidé aussi d’élargir le public. Sur scène, je peux provoquer ce genre de déclics là, pour plusieurs centaines de personnes en même temps.

Parler de la vulnérabilité, alors même que personne ne veut en entendre parler, c’est un gros challenge.
Le faire en plus en mode Stand Up, avec des blagues choc, c’est encore là un gros challenge.

Y’a des gens qui adhèrent au sujet… Même s’ils sont encore frileux, surtout en milieu corporate, et si le fond les touche, encore faut t’il que la forme, provocante et impertinente, leur plaise.

Mais moi, c’est ce qui me botte.

Monter sur scène pour faire un cours magistral sur la vulnérabilité, c’est pas un truc qui me fait frétiller le bulbe.

Raconter mes pires hontes, et faire chialer pour que l’audience se sente encore plus mal à la sortie, c’est pas mon truc non plus.

Moi, je veux inspirer. Je veux que les gens se marrent.

On nous rabâche à longueur de journée qu’il faut être parfait, qu’il faut « bien se tenir » qu’il faut surtout pas se faire remarquer… Rentrer dans les cases, pas montrer qu’on est vulnérable, parce que c’est perçu comme une faiblesse…

Et bien moi je dis non ! Non, non et re non !

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La vulnérabilité n’est pas une faiblesse !

C’est à la vulnérabilité que l’on mesure le courage.

C’est parce que l’on s’autorise à être vulnérable que l’on peut recevoir l’empathie qui va la guérir.

C’est en exprimant notre propre vulnérabilité que l’on inspire les autres à en faire autant.

Une personne qui s’autorise la vulnérabilité, aux yeux de tous, c’est une personne qui change le monde.

Une personne qui raconte son histoire, teintée de honte, de colère, de tristesse, de solitude, ou qui exprime simplement ses émotions, ça change le monde.

Ça le guérit.

Sans vulnérabilité, il n’y a pas l’impulse qui permet d’exprimer le courage qui nous habite.

Y’a pas de créativité, ce truc qui fait que les artistes arrivent à trouver en eux, le courage de dévoiler leurs œuvres, de nous faire vibrer, ou d’exprimer leurs émotions.

Sans vulnérabilité, y’a pas d’innovation. Car il faut savoir plonger dans sa vulnérabilité, pour oser avoir l’audace d’exprimer des idées nouvelles, avec la peur du jugement ou de l’échec que ça engage.

Sans vulnérabilité, y’a pas de films, y’a que des vies lisses, plus de blockbusters américains ou y’a des héros auxquels on peut s’identifier.

C’est pour tout ça, que j’ai décidé d’être vulnérable. De braver ma peur, mon trac (je vous jure que chaque fois j’ai l’impression que je vais crever avant de monter sur scène ! lol) la peur du jugement, le regard des autres, les critiques, qui ont pignon sur rue aujourd’hui sur les réseaux sociaux…

J’ai osé l’imperfection. J’ai osé m’exposer émotionnellement.

Tout ça, pour me faire un gros kiff, certes, mais surtout pour que vous, derrière vos écrans, ou si vous venez un jour assister à une de mes conférences spectacle de Stand Up, vous vous donniez l’autorisation aussi, d’être vulnérables.

De faire du mieux que vous pouvez. Puis de faire ce que vous aimez. De vous en battre les *ouilles. Et surtout, de vous donner l’autorisation d’être qui vous êtes.

Si y’a bien un truc que j’ai compris dernièrement, grâce aux enseignements de ma mentor, Brené Brown, auprès de qui je me suis formée au Daring Leadership, c’est ceci :

On n’a pas à négocier sur ce que l’on Est, et que l’on ne peut pas changer.

On peut négocier sur ce que l’on fait. A la rigueur. On peut prévenir, à la rigueur… D’où mon panneau gigantesque : “parental advisory explicit content” qui apparaît avant que j’entre en scène…

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Mais il est interdit de laisser aux autres le droit, ou même la possibilité de négocier sur ce qu’on est.

On ne négocie pas sur sa personnalité. On est comme on est, point final.

On peut négocier des actes, des paroles qu’on a prononcées, un dossier qu’on a pas rempli comme il faut, un devoir, un geste. Ça, c’est OK.

Mais pas ce que l’on est. Ce que l’on est, y’a que nous qui avons le droit d’en décider.

On se critique déjà bien assez nous-mêmes pour que d’autres en rajoutent une couche.

On ne négocie pas la gueule qu’on a. A la rigueur, on peut négocier la gueule qu’on fait.

Alors après des mois à m’incruster ça dans le crâne, je vous dévoile le fruit de longs mois de travail, au sein de l’école de conférenciers de Michel Poulaert, que j’appelle affectueusement « Papounet », tellement c’est un mec absolument extraordinaire de bonté, de bienveillance, et que par je ne sais quel miracle, ce mec a su voir en moi du potentiel, que d’autres avaient un peu jusqu’à maintenant entrevu, mais avaient voulu brider, ou m’avaient fait maintes promesses non tenues.

Lui, il s’est engagé, a tenu ma main jusqu’au bout, et il a cru en moi. (J’ai même du mal à l’écrire sans chialer, tellement je lui en suis reconnaissante ! #Vulnérable ! lol)

Il lui a fallu beaucoup de courage. Parce que, je dois l’avouer, j’ai lutté et bataillé beaucoup ! (J’en avais d’ailleurs parlé dans cet article)

Réputée indomptable, je me suis laissée apprivoiser. Il a su trouver les mots.

Avec Sandra Dartevel, ma coach, Marjorie Dana et Adrien Jouault, qui font aussi parti de son équipe pédagogique, ils m’ont propulsée avec tout l’amour du monde, sur la scène du Grand Rex à Paris. Sandra et Michel… Ces deux là, sont de vraies rencontres et je les aime d’amour. Ils m’ont aidé à trier la quantité astronomique de trucs que j’ai dans le cerveau, et ont su s’adapter à ma personnalité. Sans toutefois m’obliger à lisser ce que je suis, ils se sont adaptés. Ils ont tout fait pour que je puisse révéler ce que j’ai de meilleur.

Ce furent des mois difficiles. Entre les fous-rires nombreux, les rencontres inoubliables, la complicité, mais aussi des doutes, de chaudes larmes, des tempêtes de honte qui m’ont submergées et dont j’ai cru jamais me sortir… Des remises en questions perpétuelles… (Merci à Poulet et Malou, que j’ai appelé à l’aide tellement de fois, en larmes, prétendant que j’allais me barrer dans un trou de Papouasie et vivre au milieu des paresseux pour ne plus jamais avoir à me poser des questions qui piquent la gueule lol)

Putain j’en ai chié !!!

Jusqu’à ce fameux 08 Juin.

Où là tout s’est débloqué. Et où pour la première fois, je me suis sentie légitime. Tant sur mon sujet, (que pourtant j’étudie depuis des lustres !) que sur la forme. Quand j’ai entendu les premiers rires à gorge déployée, je me suis sentie pousser des ailes.

Enfin, mes blagues étaient légitimes et avaient du sens ! Enfin, tous ces mots que j’avais jetés sur papier, écrits et réécrits des milliers de fois, trouvaient leur sens, et avaient de l’impact.

Le public était bienveillant, et réceptif à mes conneries, mais aussi aux moments plus profonds où j’ai pris le parti de raconter des bribes de mon histoire. Ma pire honte, et mon plus grand échec.

C’est le principe même du conférencier professionnel. Montrer l’exemple, pour inspirer, et aller allumer une étincelle dans le cœur des gens. Réveiller l’humanité à l’intérieur de chacun de nous, pour changer le monde.

Arrêter de porter une armure, car sinon, comme le faisaient les chevaliers à l’époque, on est obligé de se pisser dessus et ça schlingue à mort !

Que ce soit une armure de perfection, où on s’oblige à être parfaits pour être aimés ou appréciés de certaines personnes qui n’en ont rien à foutre…

Ou une armure de protection pour ne pas laisser transparaître notre vulnérabilité, tellement on a peur que d’autres s’en servent contre nous…

Ou encore une armure lisse et plate, qui nous évite de ressentir nos émotions. Comme un déni que l’on ferait de ce qui nous habite.

Pour être vulnérable, il faut avoir du courage.

Il n’existe pas de « zone de vulnérabilité », la vie nous malmène, c’est automatique. On ne peut pas se malmener délibérément, juste pour être vulnérable, ou essayer d’expérimenter la vulnérabilité « tout seul dans son coin ». La vulnérabilité est liée aux autres. Elle n’est pas confortable. Et à peine on l’expérimente, on veut en sortir. On fait souvent l’erreur d’essayer de la formater, de ne pas la voir, de la nimber dans un océan de positivisme à outrance… Mais ça marche pas, elle finit toujours par nous éclater à la gueule à un moment où à un autre. C’est pour ça que j’ai décidé de « sauver le monde » et d’en parler.

J’espère que cette conférence vous plaira, et que vous la partagerez à tous ceux qui ont besoin d’entendre ce discours-là. J’espère que vous m’aiderez à changer le monde. A en faire un monde plus empathique, et plus conscient de l’importance des histoires, vraies. C’est simplement une version courte de 15 minutes de la conférence que je vais donner dans les entreprises en France.

Si vous avez une entreprise et que vous souhaitez me faire intervenir pour une conférence sur la vulnérabilité, contactez Zoé par mail !

Un conférencier professionnel intervient devant des salles de plusieurs centaines de personnes, à guichet fermé, pour motiver les troupes dans les grandes organisations. Ces conférences ne sont pas ouvertes au grand public. Simplement aux collaborateurs qui ont la chance d’être invités par leurs boites, à assister à ces événements. Une conférence professionnelle est un moment inoubliable qui a lieu pendant les séminaires, les événements corporate, les anniversaires des 10 ans de la boîte, etc. Du coup, pour me voir en conférences il faut me faire venir dans votre entreprise. Si vous êtes patron, vous m’appelez, si vous êtes employé, faut tanner votre patron, jusqu’à ce qu’il comprenne que je suis le meilleur choix possible pour aider son entreprise à révéler son plein potentiel. Je compte donc sur vous ! Ahaha !

C’est tout ce que nous avons. Des histoires. Et plus on les partage, plus on change le monde.

Osez les écrire, osez les dire, osez les transmettre. N’ayez plus jamais honte de ce que vous êtes !

Soyez fiers d’être vulnérables !

@ Bientôt quelque part mes poulets 😉

Ps : Voici en bonus, une vidéo qui retrace le parcours de mes copains et moi, tout au long de ces 4 mois au sein de l’école de conférenciers professionnels… Du pur bonheur ! Vous pouvez d’ailleurs vous inscrire à la prochaine session de l’école qui commence dans quelques mois ! Cliquez-ici.

Ps² : Le calendrier des RDV est complet jusqu’en aout mes chéris, mais vous pouvez réserver un coaching en cliquant ici : Réserver un RDV de coaching avec Alice Kara. Le mois de septembre est overbooké, avec la sortie de mon livre, je pars en tournée pour des séances de dédicaces. Si vous souhaitez être accompagnés, prenez-vous y à l’avance, les places et créneaux sont limités !

Ps3 : Une grosse surprise vous attend pour fêter la sortie du livre le 1er septembre, notez dans vos agendas, et surtout, checkez vos mails si vous êtes inscrits ! Sinon vous pouvez encore le faire via les pop-up chiants qui apparaissent un peu partout sur le site, ou l’encart rose qui se trouve à droite de cet article !


Alice Kara
Alice Kara

Coach déjantée spécialiste de la vulnérabilité et de l'imparfaititude, je t'aide à comprendre pourquoi c'est le bordel et quoi faire pour y remédier ! (Grâce à de la psycho, des neurosciences et une bonne dose d'humour !) Mes programmes de coaching sont à son image, provocants, délirants, percutants, et drôles.

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